Maison de l'Algérie-Pont d'intelligence

Maison de l'Algérie-Pont d'intelligence
Club "Génération Entrepreneurs" en Algérie

jeudi 24 mars 2011

Constantine : Espaces verts et forêts, l’autre grand chantier


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 La gestion des jardins publics à Constantine commence à porter ses fruits, sur les 19 jardins fermés depuis des années, 7 ont été aménagés et rouverts aux familles.

Urbanisation massive, projets d’utilité publique, feux de forêts et abattage clandestin, sont autant de facteurs qui menacent la flore dans la capitale de l’Est et plus particulièrement les forêts qui ceinturent la wilaya de Constantine, notamment Chattaba, L’mridj et Djabel El Ouahch.
Le manque d’espaces verts est dû, en plus de la topographie rocheuse et l’impact des terres agricoles, au facteur humain même si officiellement les forêts occupent 11 % de la surface de la wilaya de Constantine, soit 27 000 ha. Cela reste, bien évidemment insuffisant si l’on compare ce taux (11 %) au 20 et 25 % de moyenne admise dans les grands centres urbains, mais la direction des forêts estime que ce chiffre est acceptable surtout vu u’au début de l’année 2000, la superficie boisée était de 8 % seulement.
C’est en effet, ce que révèle son directeur M. Mohamadi qui affirme que cette surface sera renforcée par le reboisement de quelques 15 000 ha dans le cadre du programme national d’implantation de 1,2 millions d’arbres. Un plan qui s’inscrit dans le long terme et qui attendra donc quelques années avant son couronnement car, actuellement, les espaces verts à Constantine se sont raréfiés notamment à cause des projets de modernisation de la ville, qui sont le tramway, l’autoroute Est-Ouest, le viaduc, le ransrhummel. 
La concrétisation de ces grands projets demandent le sacrifice de beaucoup d’espaces, et en quelques années plus de dix mille arbres ont été abattus : 5 200 pour le TransRummel et 4 800 pour l’autoroute Est-Ouest dans la partie nord de la wilaya (Djabel El Ouahch et L’mridj). La direction des forêts tolère cependant la mesure, tant que des opérations de reboisement sont menées depuis une dizaine d’années, environ 1 000 ha/an.
Quant à l’abattage clandestin, il est de l’ordre de 600 cas par an, surtout dans les communes de Aïn Abid et de Zighoud Youcef. L’année dernière cinq personnes furent arrêtées et condamnées par la justice. Concernant le manque d’espaces verts, ce problème tant décrié par les citoyens sera sensiblement résorbé par le lancement de la part de l’APC des opérations d’aménagement, le suivi sera confié aux petites entreprises d’espaces verts créées dans le cadre de l’ANSEJ. Cette mesure sera surtout utile à la nouvelle ville Ali-Mendjeli là où pratiquement rien n’a été encore préconisé pour le développement des espaces verts dans une cité qui compte 200 000 habitants.
Le représentant de l’APC de Constantine, M. Nedjar s’est d’ailleurs montré optimiste. Pour lui, la gestion des jardins publics à Constantine commence à porter ses fruits, sur les 19 jardins fermés depuis des années, 7 ont été aménagés et rouverts aux familles, certains connaissent même un franc succès tels que Bellevue, Krikri ou celui de la cité Fadila Saadane, quant aux autres Boursas, Sousse, ou Guerfi ils rouvriront leurs portes prochainement, les travaux de réaménagements ont déjà été lancés.

mardi 22 mars 2011


Gestion des ports de pêche : Les pêcheurs veulent être impliqués


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La Chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture a organisé, hier, à Alger, une journée d’études portant sur la protection des ports de pêche et de l’environnement. La rencontre à laquelle ont pris part une quarantaine de pêcheurs venus de plusieurs wilayas a permis de faire un diagnostic des problèmes auxquels font face les professionnels de la pêche. Dans son intervention, Bali Ahmed, vice-président de cet organisme, a mis l’accent sur la nécessaire mise en place de passerelles entre les pêcheurs et les gestionnaires.
Dans ce cadre, il a reconnu que les responsables en charge de gestion des ports de pêche ne se sont jamais mis autour de la même table avec les pêcheurs pour tenter de trouver des solutions aux problèmes exposés par ces derniers. Il a reconnu qu’aucune réunion n’a été organisée par le passé pour permettre aux pêcheurs de parler de leurs préoccupations. D’où, a-t-il précisé, l’importance de cette rencontre au cours de laquelle ces derniers débattront sans passion aucune des difficultés qu’ils rencontrent sur le terrain.
De son côté, Fayçal Khelil, président du directoire de l’Entreprise de gestion des ports de pêche, a estimé nécessaire l’implication des pêcheurs dans la gestion des ports de pêche. « Il faudrait que les membres des chambres de pêche locales participent à la gestion des ports de pêche au niveau de leurs wilayas », a-t-il expliqué, appelant les pêcheurs à ne pas rester otages des subventions. De leur côté, les pêcheurs ont exposé les problèmes auxquels ils font face. Un pêcheur de Bejaia a estimé que les entreprises de gestion des ports de pêche « ne sont là que se faire des sous, en pénalisant les pêcheurs qu’elles obligent à payer toutes les prestations portuaires à des prix qui découragent les bonnes volontés ». Pour étayer ses propos, il a fait savoir que ces entreprises sont gérées par des privés qui n’ont aucun lien avec la profession. A titre d’exemple, le même orateur a affirmé que les ateliers de réparation navale travaillent beaucoup plus avec les bateaux commerciaux qu’avec les chalutiers ou les sardiniers.
En outre, il dit ne pas comprendre pourquoi les enceintes portuaires sont gérées par le ministère des Transports au lieu qu’elles soient par le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques. Nombreux sont les pêcheurs qui partagent cet avis. Un pêcheur de Boumerdès affirme que les jours de disette, il n’arrive même pas à payer ses travailleurs. « Nous avons demandé au ministère de la tutelle de nous accorder des subvention, car de novembre à mai, il y a une baisse sensible de la pêche ». Il aussi souligné l’absence de moyens élémentaires au niveau des ports de pêche, comme l’eau et les sanitaires. 
Les initiateurs de cette rencontre ont souligné l’importance de cette rencontre qui permet aux pêcheurs de faire part de leurs préoccupations, surtout que les problèmes rencontrés par les pêcheurs se répercutent négativement sur le produit, le prix et, partant, sur le consommateur. Notons que deux communications portant sur le rôle de la protection des ports de pêche dans le développement du secteur et l’introduction des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le secteur en question ont été présentées à l’occasion.

Indice : Au cœur de l’économie était l’entreprise


L’effort de financement et de mobilisation de l’expertise locale et internationale en vue de la mise à niveau et de la création des PME-PMI en Algérie n’est pas d’aujourd’hui. Cela dit, l’action présente est autrement plus affinée et plus intense que celle des dernières années. En cela, l’enjeu est lié au dévéloppement d’un tissu important de PME-PMI, qui est aussi primordial que celui que l’on pourrait rattacher au développement de l’économie tout entière. On ne peut d’ailleurs concevoir une économie moderne, une économie diversifiée en dehors du cadre de l’entreprise.
A ce titre, il ne fait aucun doute que pour sortir de l’économie rentière, monoexportatrice, réduite, dans une large part, à la richesse énergétique, il faille favoriser l’émergence de secteurs dynamiques, dans le cadre d’une économie classique où l’agriculture, le tourisme, l’industrie et autres créneaux des activités humaines peuvent s’ériger en pôles de croissance et de développement, tout en devenant des pépinières naturelles pour les entreprises créatrices de richesses et d’emplois. Ce que l’on assimile à un processus de développement économique qui intègre bien sûr, outre les impératifs de construction infrastructurelle, de réformes législatives et légales et de mesures de base susceptibles de stimuler les investissements, l’élément «entreprise». Des entreprises qu’il s’agit de créer et celles qu’il est question de mettre à niveau. Et c’est là une approche multifrontale qui semble avoir été bien intégrée dans les actions et les décisions des pouvoirs publics à laquelle il ne reste plus qu’à donner un mode d’application, le plus rigoureux et le plus efficace possible. Cette démarche d’approche ménage, dans la réflexion stratégique, une place de choix à l’entreprise, soit une transposition de la vision macroéconomique vers son versant microéconomique. Une étape dans la stratégie de développement économique rénovée de l’Algérie ces trois dernières années qui a, de manière plus intense et plus expressive conforté l’idée que c’est de l’intérieur, par l’intérieur, avec les moyens de l’intérieur que peut survenir l’étincelle du grand démarrage économique tant attendu.
Elément incontournable et irréductible de cette perception qui, au demeurant fait loi, l’entreprise : autrement dit, la seule organisation en mesure de pérenniser le savoir-faire et de créer de la valeur et des emplois. Il faut non seulement en créer, mais également travailler à la mise à niveau de celles qui existent déjà, à la fois pour mieux mettre l’entreprise au chevet de la dynamique économique et pour la prémunir contre les contrecoups d’une compétition internationale qui s’annonce de plus en plus contraignante.Pour la création des entreprises, les fonds sont mis à disposition au service des bonnes initiatives et des idées créatives et porteuses, alors que pour la mise à niveau, celle-ci demeure tributaire de la capacité minimale des entreprises à le faire et, surtout, de la volonté d’opérer des transformations qui bousculent radicalement certains modes de gestion et la propension à l’opacité et les certitudes chez certains chefs d’entreprises qu’ils ont raison de ne pas changer tant que ça marche, alors qu’ils auraient plutôt intérêt à croire qu’il faut changer avant que ça n’arrête de marcher.

PHASE II DU Programme d’appui à la mise en œuvre de l’Accord d’association Algérie-UE : La convention de financement signée


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Après l’évaluation, ce lundi, de la première phase du programme d’appui à la mise en œuvre de l’Accord d’association Algérie-UE, lancé en mai 2009, une convention de financement pour la seconde phase a été signée le même jour, à Alger, entre les gestionnaires du programme, les ministères des Affaires étrangères et du Commerce ainsi que les représentants de l’Union européenne.
Cette phase comptera encore « une dizaine de projets de jumelage et d’une vingtaine d’ateliers de réflexion », a précisé M. Zelmati, SG du ministère du Commerce et directeur l’unité de gestion de programme (UGP). On parle déjà de quelques secteurs bénéficiaires identifiés tels la pêche, l’énergie avec la commission de régulation de l’électricité, le ministère de l’Agriculture pour les produits du terroir.Mme Agnès Guillaud, conseillère à l’UE, a considéré les « résultats de très encourageants » pour « l’un des programmes-phares de la coopération entre l’Algérie et l’Union européenne». Fait important, la commission européenne a décidé de tripler la dotation qui passe ainsi de 10 millions de dollars pour la première à « 30 millions pour cette nouvelle étape ».
Cette  première évaluation qui a eu lieu à la Résidence El Mithaq, a permis de noter que « les résultats étaient en voie d’être atteints » non sans souligner aussi « la pertinence de ce dispositif », ajoute M. Zelmati. Il a donné lieu à cinq projets de jumelage, 54 opérations d’assistance technique et 16 rencontres organisées par la commission européenne. De son côté, M. Smail Alloua, directeur général Europe au ministère des Affaires étrangères et coordinateur du programme a reconnu que ce dispositif est « le plus sollicité par les administrations algériennes». De plus, il a été mis en œuvre «v dans des conditions optimales », ce qui « n’est pas le cas des autres programmes ». En un temps relativement court (18 mois), « beaucoup de choses ont été réalisées», précise-t-il. En présence des représentants de l’Union européenne, à l’image du premier conseiller de la Délégation de l’UE en Algérie, les experts ont fait une évaluation à mi-parcours et présenté par la même un nouvel instrument le TAIEX (Technical Assistance and Information Exchange). Un autre dispositif sera proposé, en mai 2011, il s’agit de l’instrument Sigma géré conjointement entre l’Union européenne et l’OCDE. Après la première phase (2009-2011), un second programme prendra la relève en janvier 2012, avec l’introduction du Sigma ou  système d’aide à l’amélioration des institutions publiques et des systèmes de gestion (Support for Improvment in Governance and Management).
Les responsables de l’UE expliquent cette assistance par l’accompagnement de la mise en œuvre de l’accord d’association signé en avril 2005 et entré en vigueur le 1er septembre 2005. Un programme d’appui a été préparé à ce titre et la convention de financement signée le 17 décembre 2007. Il concerne l’administration et les institutions chargées de sa mise en œuvre.

lundi 21 mars 2011

Les concessionnaires automobiles inquiets de se faire distancer sur le marché
 Renault et Volkswagen ouvrent le bal des constructeurs7
 

 
Les récentes déclarations du ministre des Finances, Karim Djoudi, à propos d'une reprise conditionnée du crédit à la consommation ont, semble-t-il, fait mouche. Au-delà des déclarations d'intention, l'ensemble des concessionnaires automobiles affiliés à l'AC2A ont saisi l'occasion  de la tenue du salon de l'automobile pour afficher leur souhait d'être associés au processus de mise en place d'une industrie automobile nationale. Si à la veille du salon les représentants de l'AC2A ont plutôt misé sur le développement de la sous-traitance comme préalable à tout développement de l'industrie automobile nationale, les concessionnaires se font plus pressants, sans doute inquiétés par l'avancement des négociations entamées par les pouvoirs publics avec deux constructeurs pour la mise en place d'unités de montage automobile. Une inquiétude nourrie d'ailleurs par le fait que le gouvernement entend réintroduire le crédit à la consommation au seul bénéfice de la production nationale.  Il faut rappeler, ainsi, que le ministre des Finances a d'ailleurs précisé que le crédit à la consommation ne sera autorisé qu'au bénéfice de la production nationale.Des négociations sont actuellement en cours avec le constructeur français Renault pour l'installation d'une usine de fabrication de véhicules, ainsi qu'avec l'allemand Volkswagen, le souci premier des autorités algériennes étant de mettre en œuvre les conditions d'un environnement propice pour les investissements des deux constructeurs, en partenariat avec des PME algériennes.  Selon le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Mohamed Benmeradi, les négociations sont ''bien avancées" avec le constructeur français Renault pour la mise en œuvre de son projet de réalisation d'une usine de fabrication de voitures en Algérie à hauteur de 100 000 véhicules de plusieurs modèles par an. La partie algérienne aurait soumis une liste de 50 entreprises algériennes de sous-traitance avec un taux d'intégration minimum de 50% sur cinq ans, des propositions actuellement à l'étude au niveau du constructeur français.  Dans ce sens, le directeur général de Renault-Algérie, Stéphane Galoustian, a  indiqué, hier, qu'il ne pensait pas "pas que les échanges que nous avons avec les autorités algériennes soient menés uniquement pour faire bien. Il y a forcément un objectif de concrétisation", et d'ajouter que "comme dans toute négociation, il y a la notion du temps qu'il va falloir gérer des deux côtés". Quant aux discussions avec l'Allemand Volkswagen, elles avancent "doucement mais sûrement", selon toujours les propos de Benmeradi, qui a indiqué par ailleurs que son département examinait des offres de certains constructeurs asiatiques. Il est clair donc que certains constructeurs avancent bien et en cas de réintroduction du crédit à la consommation cet avantage préférentiel contribuera certainement à booster leurs ventes.  Chose qui donne de la réflexion et des sueurs froides à certains concessionnaires. Ainsi, le directeur général de Nissan Algérie, Sofiane Hasnaoui, a affirmé dans une déclaration à l'APS, que les distributeurs de véhicules structurés au sein de l'Association des concessionnaires automobile algériens (AC2A) "veulent rencontrer des représentants des pouvoirs publics pour discuter de la possibilité d'intégrer un schéma industriel, qui puisse être mono-marque ou multi-marque". "Nous voulons être partie prenante dans l'émergence de cette industrie (...) nous pouvons contribuer avec les pouvoirs publics à établir une feuille de route, la plus transparente possible, pour parvenir à la développer. Nous sommes pour et nous sommes prêts à travailler de manière très énergique sur ce sujet", a-t-il expliqué. S'agissant du rôle socioéconomique des concessionnaires, Hasnaoui a tenu à expliquer que "la vente en l'état (de voitures) n'est pas une activité malsaine, au contraire elle permet la création d'emplois et de richesses". "Nous contribuons aussi en tant que concessionnaires à satisfaire une forte demande nationale en matière d'automobile", a-t-il ajouté. De son côté, le président d'AC2A, Mohamed Bairi, a estimé que le développement d'une industrie automobile passe impérativement pas l'implication de l'ensemble des acteurs dont les concessionnaires et les sous-traitants. "Toutes les conditions sont réunies pour l'émergence d'une industrie nationale de l'automobile, mais les pouvoirs publics doivent se concerter avec l'ensemble des opérateurs tels que les concessionnaires et les sous-traitants". "Nous ne demandons pas à prendre part aux négociations menées avec des constructeurs étrangers. Nous souhaitons seulement donner notre avis sur la façon de créer cette industrie et mettre à contribution notre expérience", a-t-il expliqué. Pour sa part le patron de GMS, Ouafik Hadj Abderrahmane, a estimé qu'"une intégration de 50% des sous-traitants locaux dés le lancement d'un projet de partenariat avec un constructeur étranger paraît impossible". Il faut démarrer avec un taux d'intégration de 20 ou 25% et l'augmenter crescendo.  Deuxième marché du continent après l'Afrique du sud, l'Algérie a enregistré en 2010 une hausse de près de 3% de ses importations de véhicules, soit 285 337 d'unités, contre 277 881 unités en 2009, en hausse de 2,68%. Selon l'Etablissement national du contrôle technique automobile (Enacta) le parc national s'élève à 5,5 millions de voitures. Toutefois la facture des importations des véhicules a baissé de 5,14% passant de 285,3 milliards de dinars en 2009 à 270,6 milliards de dinars durant 2010, précise le Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes. La quarantaine de concessionnaires présents en Algérie ont importé 265 859 véhicules en 2010 contre 255 385 unités en 2009, en hausse de 4,10%, pour une valeur de 242,83 milliards de dinars contre 253,78 milliards de dinars (-4,32%), note le Cnis. Les importations des véhicules par les particuliers, quant à elles, ont connu une baisse en termes de nombre et de valeur. Quelque 19 478 voitures en 2010 contre 22.496 unités en 2009, en baisse de 13,42%. Le montant a également enregistré une baisse de 11,78%, passant de 31,55 milliards de dinars en 2009 à 27,83 milliards de dinars.
Isma B.


jeudi 17 mars 2011


forte participation d’entreprises britanniques à Alger le 16 avril

Une forte demande de participation des entreprises britanniques à la prochaine mission économique en Algérie a été enregistrée à Londres, a indiqué mercredi à l’APS M. Abderezak Osmani, président du Conseil d’hommes d’affaires algéro-britannique (UK ABC), organisateur de la mission.  »Les entreprises britanniques représentant un large éventail d’activités ont manifesté leur intérêt et se sont inscrites pour prendre part au déplacement d’Alger prévu du 16 au 19 avril prochain », a indiqué ce responsable soulignant qu’un grand nombre de compagnies continuent de prendre attache avec UK-ABC pour faire partie de cette mission économique.
Il a confirmé la participation des entreprises comme « Commonwealth Business School », Edexel, PM Com, Icom International, Fasken, opérant dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’agroalimentaire, les banques, des assurances et l’éducation.  »L’objectif essentiel est de mettre en contact direct les chefs d’entreprises des deux pays afin de favoriser la création de joint ventures », a-t-il souligné.
Créée en 2010, UK-ABC est une nouvelle organisation qui vise essentiellement la promotion des échanges entre les deux pays et l’introduction des compagnies britanniques en Algérie. Elle travaille en étroite collaboration avec UKTI, organisme étatique chargé de la promotion du commerce et des investissements. Cet organisme compte organiser une conférence en mai prochain à Londres, sur les opportunités d’affaires en Algérie sous le thème « doing business in Algeria ».
« L’intérêt est énorme et la participation est grande. Beaucoup d’entreprises vont participer à cet évènement organisé en collaboration avec la Chambre de commerce britannique « London Chamber of commerce », a précisé M. Osmani.  »Il s’agit de donner la meilleure image de l’Algérie et de présenter les opportunités d’affaires offertes par l’Algérie dans les différents domaines d’activités », a souligné ce responsable notant « l’intérêt croissant des britanniques au marché algérien enregistré au cours de ces dernières années ».
Rappelons qu’en janvier dernier, la Middle East Association (MEA) avait conduit une délégation de 35 hommes d’affaires britanniques en Algérie représentant de nombreux secteurs. Cette mission avait été qualifiée de « véritable succès » par les participants eux-mêmes a leur retour en Grande Bretagne.

Commentaire : Une feuille de route pour le développement


La conception d’une politique de développement se définit par rapport à plusieurs paramètres. D’abord, il faut se fixer des objectifs et des moyens pour les atteindre. Comme le développement est une œuvre de longue haleine il faut une feuille de route qui précise les étapes à franchir et l’échéance ultime à respecter coûte que coûte. La feuille de route est donc vitale et incontournable. 
Elle est mobilisatrice des énergies et des potentialités nationales et surtout donne un sens à la Nation en affichant des ambitions et des paris à relever. Est-ce suffisant ?  Certainement pas. La définition des objectifs doit être claire, rigoureuse et cohérente. Il ne s’agit pas de rassembler des objectifs disparates, sans aucun lien entre eux. Ce serait l’échec. Par exemple, il n’est pas cohérent d’avoir une politique budgétaire volontariste et une politique monétaire restrictive. Les deux politiques doivent converger vers l’objetif sacré de soutenir la croissance, création d’emplois et les exportations. Certes, il ne faut pas perdre de vue que la politique monétaire vise aussi à assurer la stabilité de prix. Cependant, la maîtrise de l’inflation ne doit pas se faire au détriment de la croissance. D’ailleurs, c’est au débat récurrent et toujours d’actualité. Ainsi, le reproche qui est fait à la Banque centrale européenne (BCE) est justement de privilégier, même un peu trop, une politique monétaire restrictive, pour contenir les pressions inflationnistes, au détriment de la croissance économique. La crise financière mondiale a remis les pendules à l’heure, à cause du développement du chômage et de la mollesse de la croissance. La BCE est moins exigeante actuellement sur la distribution de crédits à l’économie, en général et le financement des plans de relance adoptés par pratiquement tous les pays membres pour relancer la croissance et l’emploi, en particulier.
L’Algérie a une économie à construire, d’une part et des vulnérabilités à éliminer progressivement, d’autre part. Une économie à construire pour se libérer progressivement de la dépendance à l’égard des hydrocarbures. 
C’est une question vitale pour le devenir du pays. Les vulnérabilités de l’Algérie ne sont pas exclusivement de nature économique. Elles sont nombreuses et ne peuvent être dépassées que grâce à une vision globale et dans le cadre d’une feuille de route. A titre d’exemple, la préservation du territoire national due à la désertification ou à la dilapidation des terres agricoles, est un combat qui dépasse la durée de vie d’une génération. La feuille de route qui les prend en charge, a le mérite de transcender les aléas et les vicissitudes. L’on sait comment a été décidé, par exemple, l’abndon du barrage vert, œuvre stratégique, et que l’on tente aujourd’hui de reprendre. Le pays a perdu trois décennies. L’Algérie a trop souffert de la politique de développement en dents de scie, ou pour être plus juste, d’un développement inachevé.
Depuis 2001, le pays construit des infrastructures de base pour combler un immense retard et aussi pour soutenir la croissance économique et satisfaire les besoins croissants et quotidiens de la population. 
Dans le cadre du programme 2010-2014, l’accent est mis sur la redynamisation des capacités productrices. C’est ainsi que l’industrie et l’agriculture vont bénéficier respectivement de 2000 milliards de dinars et de 1000 milliards de dinars. Les récentes mesures décidées par les pouvoirs publics d’injecter 183 milliards de dinars en faveur de l’emploi des jeunes méritent d’être soulignées. 
Tous ces projets doivent être intégrés dans une stratégie globale, une vision reflétée par une feuille de route. C’est une nécessité car il n’est pas sûr que l’embellie financière dure indéfiniment ou que nos réserves d’hydrocarbures se renouvellent constamment. La feuille de route doit se fixer un double objectif : éliminer les vulnérabilités de l’Algérie, d’une part et construire une économie hors-hydrocarbures, dense, diversifiée et parfaitement intégrée à la mondialisation d’autre part. Qu’on le veuille ou non, la mondialisation est un processus universel qui s’impose à tout le monde. Par conséquent, la construction d’une économie hors-hydrocarbures impose obligatoirement l’émergence d’un marché financier qui suppose au préalable la modernisation et la réforme du système bancaire. En effet, il arrivera un jour où la croissance ne sera plus tirée par la dépense publique et que son financement, par conséquent, passera par le marché financier. C’est une règle de l’économie de marché. Enfin, il faut encourager les IDE car le secteur privé national a des moyens limités pour contribuer efficacement à l’émergence d’une puissante économie productive. Le secteur public est toujours en proie à des difficultés comme l’attestent les concours de l’Etat pour le mettre au niveau ou restructuer ses dettes. Il ne peut donc, lui aussi, contribuer à réaliser un tel objectif. Il faut souligner que les IDE permettent à un pays de s’intégrer rapidement dans la mondialisation. Ils favorisent, en effet, un transfert de technologie et les exportations hors-hydrocarbures. 
Cette toile de fond permet de comprendre la nécessité d’une feuille de route dont le contenu est facile à élaborer compte tenu de l’état des lieux et des moyens disponibles. Il suffit d’oser pour nourrir une ambition légitime et à portée de l’Algérie.