Maison de l'Algérie-Pont d'intelligence

Maison de l'Algérie-Pont d'intelligence
Club "Génération Entrepreneurs" en Algérie

mardi 5 avril 2011


Le projet de transfert d’eau In Salah-Tamanrasset au programme




Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, effectuera à partir d’aujourd’hui une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tamanrasset qui a bénéficié ces dernières années d’un nombre important de projets structurants. 
Au cours de son déplacement, le chef de l’Etat procédera à l’inauguration officielle du mégaprojet de transfert d’eau In Salah-Tamanrasset. Ce projet mégaprojet permettra d’étancher la soif des habitants mais aussi de sédentariser les populations de la région qui ont, des années durant, souffert du problème du manque d’eau, en été notamment. 
Lancé par le Président en 2008, le projet en question a été mis en   service par Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau. Au cours de cette visite, le premier magistrat du pays inspectera le système de transfert quotidien de quelque 50.000 m3 d’In Salah vers le chef-lieu de wilaya, qui pourra atteindre une capacité de transfert de100.000 m3/jour. Cette réalisation, qui a été confiée à des entreprises chinoises et l’entreprise nationale Cosider, comprend 48 forages, de 600 m de profondeur,  deux conduites, six stations de pompage, deux grands réservoirs de 50. 000 m3 chacun et d’une station de déminéralisation. Situé à quelque soixante-dix kilomètres au nord de In Salah, le champ captant comprend 48 forages, dont 24 d’une profondeur de 600 mètres chacun. Un réservoir d’une capacité de 2000 mètres cubes est réalisé entre chaque deux forages. 
En raison de la distance qui sépare le lieu de captage et la destination finale de ce liquide vital, le transfert d’eau vers le chef-lieu de wilaya a nécessité quelque 1258 kilomètres de conduites, répartis en 214 kilomètres en écoulement gravitaire (de 1200 à 1400 mm de diamètre), et 1044 kilomètres (deux fois 522) en refoulement, de 700 à 900 mm de diamètre. 




Le pompage de ce liquide précieux a nécessité la réalisation de six stations équipées chacune de 3 groupes motopompes, diesel convertible au gaz naturel, dont un groupe de secours. La première station de pompage est située à quelque 214 kilomètres du champ de captage. La déminéralisation de l’eau a nécessité la mise en place d’une station d’une capacité nominale de 100 mille m3/jour, en plus d’un centre de contrôle et d’un réservoir d’arrivée de 50 mille m3. Important s’il en est, ce projet de siècle permettra, selon des responsables locaux, de créer «une véritable dynamique économique avec l’installation de petites unités de transformation», en plus de l’approvisionnement des populations locales en eau potable. 
Notons que le projet a connu quelques retards en raison de la nature rocheuse du sol qui a constitué un handicap sur des centaines de kilomètres, notamment dans la région d’Arak. Ce projet, convient-il de rappeler, a coûté la bagatelle de 190 milliards de dinars. 
Actualité oblige, il est fort probable que le Président mette à profit cette visite pour prononcer un discours et annoncer les mesures prises par les pouvoirs publics, tout comme il réitérera la position de notre pays face aux menaces de déstabilisation de la région.
Lancement du nouveau Schéma national
d'aménagement du territoire
21 000 milliards de dinars pour sa concrétisation
Le Schéma national d'aménagement du territoire (SNAT) 2030, présenté hier au palais des Nations devant un parterre d'officiels et de personnalités civiles et militaires, a suscité un engouement extraordinaire.
L'ensemble des participants est convaincu de la nécessité de la mise en œuvre de ce projet gigantesque, élaboré par le ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, Cherif Rahmani, en étroite collaboration avec d'autres départements ministériels. Saisissant cette opportunité, M. Rahmani a indiqué que «ce projet devra absorber une enveloppe financière qui avoisine les 21 000 milliards de dinars durant le quinquennat 2010-2014».
Et d'ajouter que «cette enveloppe concernera l'ensemble des projets identifiés pour chaque secteur, dont les projets sont relevés sur le SNAT 2030». Partant de ce principe, le ministre a expliqué que «le plus important n'est pas le financement, mais plutôt la contenance du SNAT qui exige de chacun de nous une réelle vision et une participation active à la réalisation des projets susceptibles de créer l'Algérie de demain et de rattraper le temps perdu dans le domaine de l'aménagement du territoire». Le ministre a également estimé que «la 2e phase après celle de 2010-2014, c'est-à-dire entre 2015 et 2030, sera la plus cruciale et la plus importante où l'Algérie doit faire montre de dynamisme et d'objectivité pour réaliser les projets de taille à répondre aux exigences de la nation et des populations». «Il est aujourd'hui urgent de parer à toute éventualité et d'asseoir une politique d'intérêt commun. Le diagnostic réalisé sur l'Algérie par le SNAT 2030 montre que notre pays est face à de multiples défis tant qu'économiques que sociaux. Ils s'agit des difficultés majeures qui peuvent paralyser l'Algérie, à l'exemple de la problématique de l'eau, de l'agriculture, de l'énergie, de l'industrie et de tous les secteurs qui peuvent donner des ressources au pays», note M. Rahmani.
«Le SNAT, ajoute-t-il, prévoit d'ici l'an 2030 des solutions concrètes basées sur la réalité du terrain et sur un constat élaboré par les différents responsables au niveau local.» Pour le ministre, il serait aujourd'hui très objectif d'avoir un équilibre du territoire en matière économique et social.
L'analyse du SNAT montre que d'ici 20 ans, plus de 14 millions de citoyens se déplaceront vers les grandes métropoles à la recherche d'une vie meilleure. C'est pourquoi il est indispensable de regarder avec beaucoup de réalisme ce projet SNAT-2030 qui englobe une série de mesures nécessaires pour stopper la détresse des populations qui souffrent déjà de plusieurs problèmes.
En dehors de multiples solutions préconisées, le SNAT propose la création de plus de 2 millions de postes d'emploi d'ici 2030 et la réalisation de 3 millions de logements avec, en plus, d'autres avantages liés à la vie quotidienne du citoyen. La conférence sur le SNAT s'est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement. Ce projet a été déjà présenté le mois précédent et approuvé par les deux chambres du Parlement. A. Timizar

Energies renouvelables: L’Algérie tend à éviter la surexploitation de ses ressources

 

La nouvelle politique énergétique de l’Algérie est « cohérente » du fait qu’elle tend à éviter la maximisation de la production pétrolière, en se tournant vers les énergies renouvelables, a estimé le directeur général du Centre arabe d’études pétrolières, Nicolas Sarkis.
« Il y a un programme global et cohérent de développement énergétique qui est en train d’être mis en place », en Algérie, a-t-il affirmé à l’APS, en marge d’une conférence sur l’avenir des Etats pétroliers arabes après la catastrophe nucléaire japonaise et le « printemps » arabe, organisée à Paris.
Pour l’expert dans le domaine énergétique, c’est une chose « essentielle que les pouvoirs publics en Algérie aient mis le holà à cette politique de maximisation de la production pétrolière », une démarche qui, a-t-il dit, permet d’entrevoir un meilleur avenir pour les générations futures.
« Des barils de pétrole ou des mètres cubes de gaz conservés dans le sous-sol seront à l’avenir beaucoup plus précieux que des dollars perçus et déposés dans des banques », a expliqué l’expert, affirmant que ces ressources représentent un « actif qui sera beaucoup mieux valorisé s’il est conservé en terre dans la mesure où l’on peut le conserver ».
M. Sarkis s’est, par ailleurs, félicité de la « volonté de l’Algérie de diversifier ses différentes sources d’énergie ». « Fort heureusement, l’Algérie dispose, à ce niveau-là, de grands avantages dont une longue période d’ensoleillement lui permettant développer l’énergie solaire, entre autres, et l’éolien ».
Il a, à cet égard, fait référence au projet Desertec, évalué à 400 milliards de dollars, destiné à exploiter le potentiel solaire de l’Algérie pour produire de l’énergie alternative dont une partie sera exportée vers l’Europe . Selon M.Sarkis, développer les énergies renouvelables « n’est pas seulement développer de nouvelles sources d’énergie, mais créer une nouvelle industrie, et partant, des services et de nouveaux emplois ».
Le programme national des ENR, qui a identifié une soixantaine de projets à réaliser, vise à porter progressivement la production d’électricité à partir de ces énergies, d’ici 20 ans, à 40% de la production globale d’électricité. Il vise à installer une puissance d’origine renouvelable de près de 22.000 MW d’ici 2030 dont 12.000 MW pour couvrir la demande nationale et 10.000 MW destinés à l’exportation « si les conditions y sont favorables ».
Selon la revue Pétrole et Gaz arabes (PGA), les incidences des soulèvements populaires dans la région, conjuguées au désastre nucléaire de Fukushima suite au séisme qui a frappé le Japon, donneraient un « coup d’accélérateur » aux énergies renouvelables.
A en croire des estimations établies en 2010 par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les besoins mondiaux en énergies renouvelables étaient supposés bénéficier d’une progression rapide, à 7,9% par an, pour passer de 0,72% en 2008 à 4,2% en 2035 du mix global.



Bouteflika à Tamanrasset

Il inaugurera, aujourd’hui, entre autres,
 le projet de transfert d’eau In Salah-Tam





«Illa Amane», oui désormais il y a de l’eau…
Pic montagneux culminant à plus de 3.000 mètres, nommé  “Illa Amane”, (l’eau existe, en targui), desséché et brûlé par le soleil, il représente pour ainsi dire ce symbole et cet espoir pour toute une région sur laquelle le spectre de la soif planait.
Désormais, cette eau est arrivée. Elle est bien là. Pompée à mille lieues de Tamanrasset et acheminée par des canalisations, elle coule dans les robinets rendant ainsi toute sa prophétie à la mémoire targuie, la matérialisant pour redonner vie et espoir autant à la population, à l’être humain, qu’aux autres espèces  animales et végétales, cette eau n’est-elle pas source de vie par excellence. Et c’est autour d’une stèle érigée au centre-ville représentant ce symbole de “Illa Amane” que la population de Tamanrasset s’apprête depuis à accueillir son illustre hôte en une grandiose fête sincèrement dédiée au Président de la République pour lui témoigner sa reconnaissance et témoigner surtout de ce respect de l’engagement et de la parole donnée. Tamanrasset avait soif et ce devait de boire et Tamanrasset boit aujourd’hui, à profusion même, c’est que élevée au rang de priorité nationale dans le programme du Président de la République, l’accès à l’eau se concrétise partout et concernant Tamanrasset, c’est un réel défi qui a été relevé.
C’est un mégaprojet dont le Président de la République a posé la première pierre le 7 janvier 2008 et il vient aujourd’hui, trois années après, pour l’inaugurer. Un respect, un strict respect des délais dont est tiré une fierté, tout légitime d’ailleurs de la part de tous les responsables, depuis le ministère des Ressources en eau jusqu’aux ouvriers, ingénieurs et techniciens qui ont sué et bravé toutes les difficultés pour concrétiser sur le terrain cet engagement et cette volonté politique pour booster le développement dans cette région située au fin fond du Sahara, mais dont les préoccupations des populations sont proches, très proches, suivies et prises en charge, leurs solutions se concrétisant jour après jour. Mégaprojet... projet du siècle, le transfert d’eau depuis l’albien de In Salah jusqu’à la capitale du Hoggar sur une distance de plus de 750 kilomètres l’est à plus d’un titre, et pour cause, a relevé M. Terra Messaoud, directeur central au niveau du ministère des Ressources en eau chargé de l’approvisionnement en eau potable dans un point de presse à l’intention des envoyés spéciaux de la presse nationale. “ Nous ne gérons plus la crise mais nous gérons désormais l’abondance.”  Le choix de cette véritable mer souterraine que représente la nappe de l’albien qui s’étend sur une superficie de pas moins de 750.000 km2 s’est fait sur la base de plusieurs forages de reconnaissances effectués entre 2002 et 2005, explique M. Terra.
Le projet a été décomposé en plusieurs lots homogènes pour une meilleure maîtrise et une meilleure gestion du délai imparti et de l’enveloppe allouée. Une enveloppe de l’ordre de 197 milliards de dinars et qui jusque l’heure n’est pas encore totalement engagée.
D’une capacité globale de l’ordre de 100.000 m3, ce système hydrique est en mesure d’alimenter jusqu’à l’horizon 2050 la ville de Tamanrasset et les localités situées de part et d’autre du linéaire conducteur de cette précieuse ressource et ce pour une population estimée à plus de 340.000 habitants avec une dotation journalière de 265 litres/jour/habitant. Pour garantir cette profusion d’eau et assurer une autonomie en eau pour la ville de Tamanrasset tout en veillant à ce qu’aucun cas de rupture ne soit enregistré, le linéaire d’abord des conduites a été multiplié par deux. Ce sont au total donc 1.260 kilomètres de canalisation soudées l’une à l’autre et enfouies sous terre. Une variante prise et décidée sachant que la première goutte pompée au nord de In Salah met un mois pour arriver jusqu’à Tamanrasset !
Concernant le lot énergie, condition sine qua non pour une exploitation fiable du projet, et après une concertation interministérielle, le dévolu s’est jeté sur une station dont les moteurs sont convertibles entre le gaz oil et le gaz naturel, un choix dicté par le passage prochain du gazoduc qui alimentera Lagos (Nigeria). Du réservoir central de stockage d’une capacité de 50.000 m3, jusqu’aux stations de pompage, c’est depuis une salle de télécommande reliée par fibre optique que la gestion et l’exploitation en temps réel se fera.
Signalons que parallèlement à  l’inauguration de ce projet du siècle, le Président de la République procédera également à l’inauguration du tronçon Tamanrasset-In-Guezzam de la Transsaharienne sur une distance de 420 km ainsi que d’un pôle urbain au pied de l’Adrien  (l’édenté), cet autre mont célèbre de la capitale du Hoggar. Un pôle composé de 1.028 logements avec des équipements administratifs et socio-économiques d’accompagnement.
A. M. A.

Eau, routes et éducation

De grands projets pour un vaste territoire


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Par Ali Boukhlef
Que faire pour créer une dynamique de développement dans une région aussi vaste et spacieuse que le Sahara ?
La question a dû tarauder bien des esprits et susciter des commentaires. Difficile d’y répondre, mais le terrain se suffit parfois de lui-même.Longtemps abandonné, le vaste territoire saharien algérien a commencé à voir des bribes de développement depuis les années 1970. L’élan est stoppé et les projets sont soit au stade de l’expérimentation soit abandonnés. Il en est ainsi des surfaces agricoles dans certains périmètres, notamment dans les wilayas de Béchar et d’Adrar. Cela relève d’un temps, d’une autre ambition.
La transsaharienne, achevée en partie, a fini par démontrer une réalité longtemps occultée : il n’est pas facile de s’engager dans des projets pharaoniques. A fortiori quand la nature est hostile. A cela, il faut ajouter le manque de ressources financières.
Le début des années 2000 a apporté une nouvelle donne. L’argent est disponible, à flots. Les revendications des habitants du Sud deviennent pressantes et la volonté politique a fini par céder. C’est le début d’ambitieux projets structurants.Il faut dire que la population du Sud algérien, comme celle du Nord d’ailleurs, a changé. Les jeunes ont des aspirations plutôt matérielles - et c’est normal - que les rêves de souveraineté de leurs aînés. En plus du gigantesque projet de transfert d’eau d’In Salah à Tamanrasset, d’autres, significatifs, ont été réalisés dans le Sud. A commencer par la capitale du Hoggar qui, malgré les retards considérables, s’est métamorphosée. La ville a donc connu l’édification d’une nouvelle université et de nouvelles routes. A cela, il faut ajouter le Centre africain de lutte contre le terrorisme. Un nouvel hôpital, un stade gazonné et d’autres projets complètent le décor. C’est toujours insuffisant, mais c’est mieux que rien.La wilaya d’Adrar a connu sa part de réalisations. On cite, entre autres, l’Université
africaine et une multitude d’autres projets d’infrastructures de base. Des villages et quartiers éloignés de la wilaya ont été équipés de panneaux solaires pour la production d’électricité. L’expérience a également été tentée à Illizi.En plus des projets locaux, l’Algérie a décidé d’aider ses voisins pour, notamment, éviter la migration des populations frontalières vers le Nord et limiter l’action de groupes terroristes qui trouvent en la population un bon réservoir pour le recrutement. Dans la région de Kidal, nord du Mali, et dans les villes nigériennes frontalières, l’Algérie a financé, pour l’équivalent de 20 millions de dollars, des projets sociaux. Il s’agit de la construction d’écoles, de centres de formation, de projets d’alimentation en eau potable et de petites exploitations agricoles. Avec la Mauritanie, c’est carrément une grande route qui partira de Tindouf jusqu’à Nouakchott. Le projet a été avalisé l’an dernier par les Premiers ministres des deux pays.Des efforts ont donc été consentis. Mais les défis à relever sont toujours grands, à l’image de l’étendue du territoire du Grand Sud algérien.


Développement des énergies renouvelables : La CGEA partie prenante




Réagissant à l’initiative prise par le ministre de  l’Energie et des Mines qui permet au secteur privé de participer au développement le secteur des énergies renouvelables, le président de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), Habib Youssfi s’est dit enchanté et a même salué la démarche. « L’initiative est extrêmement importante », a-t-il dit.
Il était temps, selon lui, de renforcer le cadre de partenariat public/privé et mobiliser les potentialités en vue de booster ce secteur qu’il considère stratégique. Pour ce faire, il a mis l’accent sur la nécessité de mobiliser les capitaux internes et de drainer quelques investissements dans le cadre du partenariat et surtout en appliquant les mesures contenues dans la loi de finances complémentaire pour 2009 lesquelles permettent, selon lui, un transfert de technologie. 
Invité hier à la radio chaîne III, le président de la CGEA a fait remarquer que les opérateurs nationaux peuvent intervenir dans le captage des énergies solaires, le stockage et la fabrication des panneaux photovoltaïques comme ils peuvent participer dans la production de l’électricité à partir des énergies renouvelables. Il soulignera que le privé peut constituer un relais à la Sonelgaz qui, selon lui, ne peut, à elle seule, répondre à 100% aux besoins nationaux. A ce sujet, le patronat a saisi l’occasion pour exprimer son souhait de faire participer les opérateurs économiques dans l’élaboration du projet texte, lequel obligera la Sonelgaz d’acheter de l’électricité produite à base des énergies renouvelables par le  privé et fixera les prix de vente. 
Sur la lancée, M. Yousfi a estimé que le marché des pièces de rechange pour le secteur des hydrocarbures est juteux, tout comme le secteur de la sous-traitance qui nécessite un développement. « Nous pouvons booster ces secteurs et aller de l’avant pour arriver à fabriquer localement et mettre fin aux partenariats qui sont souvent boiteux », souligne-t-il. A titre indicatif, il convient d’indiquer que l’Algérie importe uniquement pour le secteur des hydrocarbures 500 000 articles alors que la fabrication locale des pièces de rechange ne représente que 0,5%. Tout en indiquant que le secteur de la sous-traitance a  toujours été le privilège des internationaux, M. Yousfi considère toutefois qu’il y a aujourd’hui « une prise de conscience de la part des pouvoirs publics et une volonté d’impulser la production sur place ». Le privé peut, d’après lui, être également sollicité et impliqué dans le développement d’autres secteurs aussi importants que les énergies renouvelables, citant à titre d’exemple le bâtiment et les travaux publics. 
A ce sujet, il a indiqué que « le président de la République a donné des directives pour impliquer le privé dans la réalisation des grands projets. Nous sommes d’ailleurs en contact avec les ministères de l’Habitat et des Travaux publics ». S’agissant de la stratégie industrielle, le président de la CGEA a souligné qu’il est « temps d’arrêter d’organiser des séminaires qui ne sont pas fructueux. J’estime que nous perdons du temps à l’heure actuelle ». Pour rattraper le retard, il propose « de renouer avec le dialogue.»

lundi 4 avril 2011

Printpack
 Un marché à fort potentiel de croissance
 

 
Le 3e Salon international de l'impression et de l'emballage en Algérie aura lieu au Palais des Expositions d'Alger - Safex au mois d'octobre 2011. Printpack alger 2011 est organisé par le spécialiste allemand des salons professionnels, Fairtrade, et son équipe allemande et algérienne. Fairtrade possède une filiale à Alger déjà depuis 2003. Certifiée ISO 9001:2008 et membre de l'UFI, Association mondiale du secteur des expositions, la Société Fairtrade organise des manifestations conformes aux normes de qualité exigées par l'UFI. Le Salon printpack alger 2011 constitue une excellente occasion de présenter des solutions de pointe à une audience professionnelle de toute l'Algérie. C'est en ce haut lieu que les décideurs du secteur, les experts techniques, les leaders technologiques et les professionnels se rencontrent pour créer des réseaux de contacts et faire des affaires. Selon la VDMA, l'Association des constructeurs allemands de machines et d'installations, l'Algérie représentait en 2009 un marché avec un volume d'importation de 190 millions d'euros portant sur le seul secteur des machines et équipements à imprimer et à emballer. Outre le marché des technologies, il existe un marché en croissance constante pour le matériel d'impression et d'emballage, les papiers professionnels, les solutions d'emballage utilisant métal, verre, papier et carton, plastique,… Les exposants du printpack alger 2011 profitent du deuxième programme d'investissement massif de 150 milliards de dollars US entre 2010 et 2014, celui-ci contribuant à développer l'infrastructure du pays. Dans le contexte d'une nouvelle poussée des secteurs de l'édition, de la fabrication et de la transformation des aliments, et, par conséquent, du secteur de l'impression et de l'emballage, des centaines de nouvelles usines seront construites au cours des années à venir dans le cadre d'investissements de multimilliards de dollars. Le secteur de l'impression et de l'emballage en Algérie connaît un niveau de croissance inégalé en Afrique du Nord. Des investissements massifs dans différents secteurs de biens d'équipement et de consommation contribuent à l'accélération de la demande en machines, matériel et solutions d'emballage et d'impression en Algérie.  printpack alger 2011 est au service du secteur algérien de l'impression et de l'emballage en tant que vitrine des innovations technologiques, des évolutions et des tendances. Juste comme en 2010 : Pierre Henri Gerbet, Directeur général de SAGA a souligné : " printpack alger 2010 a été pour SAGA un événement très réussi, celui-ci nous ayant permis de rencontrer de nombreux nouveaux clients, de conclure des affaires directement sur notre stand et de renforcer notre marque aux yeux de nos clients et du marché algérien en général. Sur fond de croissance soutenue et de climat d'investissement gagnant en intensité au sein du marché algérien de l'impression, printpack alger a parfaitement réussi sa mission qui est celle de constituer une plate-forme de premier ordre pour notre secteur."   Les remarques de M. Mustapha Merzouk, Directeur général de Gipec ont été elles aussi positives : " Avec un chiffre d'affaires de quelque 75 millions de dollars US et 30 années d'expérience, Gipec est le leader de l'industrie algérienne du papier et l'un des premiers partenaires de l'industrie du papier et de la cellulose en Afrique. Au Salon printpack alger 2010, c'est avec succès que nous avons exposé nos produits avec nos deux marques Embag et Sacar. Ayant solidement investi dans de nouvelles machines et de nouveaux équipements, nous avons été en mesure d'améliorer notablement la qualité de nos produits. " Pour sa part, Christian Deufert, cadre auprès de l'exposant allemand Windmöller & Hölscher, une des compagnies leaders à l'échelle mondiale dans le secteur de l'emballage souple, s'est également dit impressionné par le résultat de l'événement : " Grâce aux opportunités d'affaires générées sur un marché algérien en croissance, printpack alger 2010 a été pour nous un succès retentissant. Nous avons vendu un bon nombre de machines à imprimer et d'extrudeuses. Notre objectif à présent est de réaliser une croissance supérieure à celle du marché et de devenir chef de file du marché en Algérie. " En Algérie, des revenus pétroliers et gaziers considérables accompagnés d'une ouverture économique, de libéralisations et de privatisations sont à l'origine d'une augmentation constante du PIB située entre 3 % et 6 % au cours de ces dernières années. Avec un PIB de 140.8 milliards de dollars US en 2009, des réserves de change de 149.0 milliards de dollars US fin 2009 et des exportations de produits pétrochimiques s'élevant à 42.8 milliards de dollars US en 2009, l'Algérie est, après l'Afrique du Sud et Nigeria, le plus puissant moteur économique du continent africain. Les importations ont progressé, passant de 26,35 milliards de dollars US en 2007 à 37,99 milliards en 2008 (+44,2 %) et à 39,1 milliards de dollars US en 2009 (+2,9 %). Le secteur de l'impression et de l'emballage en Algérie connaît un niveau de croissance inégalé en Afrique du Nord. Des investissements massifs dans différents secteurs de biens d'équipement et de consommation contribuent à l'accélération de la demande en machines, matériel et solutions d'emballage et d'impression en Algérie.
K. B.