Maison de l'Algérie-Pont d'intelligence

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Club "Génération Entrepreneurs" en Algérie

lundi 4 avril 2011

Le Président Bouteflika : «L’industrie des équipements du secteur de l’énergie sera soutenue par l’Etat»


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Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a réaffirmé hier l’engagement de l’Etat à soutenir les initiatives des opérateurs économiques nationaux pour le développement d’une industrie d’équipements et de biens utilisés dans le secteur de l’énergie, notamment dans les hydrocarbures.
M. Bouteflika a affirmé, dans un message aux participants à la journée de réflexion sur la fabrication des équipements et des pièces de rechanges dans le secteur de l’énergie et des mines, lu en son nom par M. Mohamed Ali Boughazi, conseiller à la Présidence, que «l’Etat encouragera les initiatives des opérateurs nationaux privés et publics qui concourent au développement des projets de fabrication d’équipements et de biens nécessaires au fonctionnement du secteur des hydrocarbures et de l’énergie».  M. Bouteflika a précisé que «les besoins du marché algérien dont le potentiel d’expansion est considérable ainsi que les expériences capitalisées par les opérateurs nationaux, et notamment ceux du secteur public industriel, peuvent permettre d’établir des liens entre partenaires privés et publics pour mieux réaliser notre potentiel d’adaptation technologique». «Il nous sera alors possible de nous doter rapidement, a-t-il dit, des technologies et des savoir-faire nécessaires au développement de l’économie nationale».
Relevant que le secteur de l’énergie et des mines «est un grand importateur de biens d’équipements, de produits et de services qui grèvent lourdement nos revenus pétroliers», le président de la République a affirmé qu’il était «indispensable de faire du développement d’une industrie nationale dédiée aux besoins des filières des hydrocarbures, des mines, de l’électricité et des énergies renouvelables, une pièce maîtresse de notre stratégie industrielle».  Relevant que le secteur de l’énergie et des mines «expérimente de perpétuelles innovations technologiques et s’appuie sur les technologies les plus avancées», il a estimé que «la fabrication de certains biens et équipements repose sur des technologies peu sophistiquées dont la maîtrise est à la portée de nos entreprises publiques et privées».
M. Abdelaziz Bouteflika a, par ailleurs, souligné que l’Algérie «dispose de compétences capables de relever le défi de la maîtrise de l’engineering technologique et du transfert de ces technologies dans les futures industries locales de fabrication d’équipements et de biens».
«Les cadres des centres de recherche devront être mobilisés à travers des formules de coopération entre l’industrie et l’université autour de cet objectif stratégique d’intégration», a précisé le chef de l’Etat, ajoutant que «les industriels nationaux devront, eux aussi, apporter dans ce domaine leur pleine contribution».
Le programme national de développement des énergies renouvelables, une fois réalisé à l’orée de 2030, avec des capacités de production électrique de 22.000 MW, dont 10.000 MW dédiés à l’exportation, permettra d’économiser, selon le Président Bouteflika, «près de 600 milliards de mètre cubes de gaz sur une période de 25 années».
Et, de fait, a-t-il souligné, la nouvelle politique énergétique nationale «sera accompagnée du développement d’une industrie de sous-traitance locale dans les énergies nouvelles et renouvelables, à même de créer des dizaines de milliers d’emplois à haute valeur ajoutée durant la décennie».  «Ce programme traduit la volonté de l’Etat, a-t-il précisé, de faire en sorte que nos hydrocarbures puissent encourager les investissements indispensables au déploiement, sur plusieurs décennies, de ces filières modernes de production d’électricité, d’une part, et de s’assurer de la rationalisation de la consommation d’énergie dans tous les secteurs».  Et, pour cela, «nous aurons besoin de toutes les forces vives de la nation : celles qui adhèrent, celles qui réfléchissent et innovent, celles qui entreprennent et investissent, et enfin celles qui, tout simplement, œuvrent au progrès de notre pays», a ajouté le chef de l’Etat.

dimanche 3 avril 2011

Cinquième édition du SIVA
 Sous le thème du Partenariat et de l'innovation
 

 
La cinquième édition du Siva, se tiendra au Palais des Expositions des Pins maritimes (Safex), a Alger du 24 au 27 Octobre 2011. Siva Algérie 2011, est l'événement le plus important en Afrique du Nord dans le domaine du verre et de l'aluminium.
Reconnue comme étant la plate- forme la plus privilégiée de communication et d'affaires dans cette zone géographique, cette exposition offre aux acteurs de l'industrie du verre et de l'aluminium du monde entier, la possibilité de s'introduire et de profiter de la dynamique de croissance continue de ce marché.  Il n'y a pas de meilleur événement pour présenter des innovations de produits et des applications des nouvelles techniques aux visiteurs professionnels locaux et pour générer des contacts utiles et conclure des contrats de vente et/ou de partenariat (sous-traitance, coopération industrielle, externalisation, conception de nouveaux produits, recherche et développement ...). Siva 2011, est  placé cette année sous le thème du Partenariat et de l'innovation. L'Algérie est l'un des pays de l' Afrique du nord qui présente la plus forte demande sur le verre et l'aluminium, en raison des gros investissements programmés dans la construction et l'habitat, dans le cadre du programme algérien d'investissement public 2010-2014. A cet effet, un budget de 286 milliards USD est alloué. L'édition 2009 du Siva a vu la participation de 4000 visiteurs professionnels satisfaits, venus de presque toutes les régions d'Algérie et d'une douzaine de pays différents, avec une vision plus élargie des composantes qui entourent le monde du verre et de l'aluminium, qui y ont participé et qui ont eu l'occasion de s'informer sur les nouveautés, produits et prix et rencontrer des fournisseurs, des partenaires et des clients. D'une stratégie initiale basée principalement sur une approche marketing du salon, les exposants, clairvoyant de l'enjeu que représente le Siva pour les défis à relever dans l'évolution qualitative du marché du verre et de l'aluminium en Algérie, ont pris l'initiative de s'investir dans le futur dans, cette manifestation, considérée comme leur plateforme privilégiée de communication et de veille technologique.
La réflexion menée durant le salon sur la création d'une fédération des aluminiers et des verriers d'Algérie, ainsi que sur la création d'une école des métiers du verre, constitue les prémices du rôle fédérateur voulant être donné au Siva.
Klilya B.




Rebonds : Vers une économie du «stress» énergétique


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Deux questions problématiques et d’une lancinante actualité méritent réflexion. Il s’agit de deux questions portant sur l’énergie et, tout particulièrement, sur sa production et son économie. Faut-il en Algérie considérer le caractère épuisable des hydrocarbures qui constituent la source unique d’énergie, pour aborder, de manière sérieuse, les perspectives à la fois de développement des énergies renouvelables, et d’ancrage d’une véritable culture de l’économie de l’énergie ? Posée de cette façon, cette question est de nature à interroger l’enjeu de développement durable dont le pendant est économique et environnemental.
Nul doute que le phénomène du réchauffement climatique a permis de poser, à une échelle plus élargie que celle des limites frontalières nationales ou du continent africain, la lancinante question de l’utilisation des énergies fossiles. Mais cette question est très vite évacuée du débat africain en tant que priorité mondiale qui n’est pas tributaire d’une action de l’Afrique, mais plutôt d’une action des grands pays industrialisés, responsables, eux, de 150 années de développement techno-industriel et donc aussi des grandes pollutions atmosphériques qui en ont résulté. Cela dit, qui n’est pas dit pour dégager l’Afrique d’une quelconque responsabilité climatique, mais plutôt pour poser les questions d’urgence qui engagent l’avenir du continent, y compris celui de l’Algérie, la priorité des priorités est celle du développement et de sa durabilité qu’on peut résumer à deux enjeux capitaux : pérenniser la ressource énergétique et pérenniser les conditions du développement durable.
A BAS LE GASPILLAGE DE L’ÉNERGIE !S’il y a bien une spécificité algérienne qui suscite l’unanimité en Algérie, c’est bien celle qui concerne le prix de l’énergie à la consommation, qu’il s’agisse du prix affecté à l’industrie ou celui appliqué aux particuliers. Pour des questions d’équilibre social et de développement économique, le prix de l’énergie a été maintenu en deçà de seuils et, en tout cas, jamais cédé, au jour d’aujourd’hui, au prix coûtant, à l’instar de l’eau que désormais on déssale au gaz. Ce parti pris très engageant place l’équilibre social et le démarrage économique au-dessus du principe de commercialité qui dicte une valeur d’échange de l’énergie correspondant au moins à la valeur du réinvestissement à terme qui devra être consenti pour renouveler les infrastructures. Un parti pris qui s’avère être des plus respectables et qui s’explique par le fait que l’Etat algérien estime pouvoir compenser cette valeur par d’autres ressources, notamment celles de la fiscalité pétrolière, au lieu de faire supporter une facture trop lourde aux citoyens et opérateurs économiques. Ce principe accepté et admis, un hiatus apparaît, pourtant, qui parasite et rompt un équilibre salvateur. Il a pour nom : le gaspillage.
Ce gaspillage, à son tour, a plusieurs noms, dont le premier n’est autre que la non-optimisation et la non-rationalisation des modes et des moyens de production industrielle du fait du coût inconséquent de l’énergie qui n’a que peu de répercussion sur le coût final du produit. La sortie du premier responsable du secteur sur ce sujet illustre on ne peut mieux une situation où l’intervention de l’Etat est devenue plus que nécessaire pour dire et définir la part de concessions économiques et de soutien à l’industrie et la part de responsabilité qui incombe, en termes d’économie de l’énergie, aux industriels, dont le moindre des rôles est de préserver une ressource qui représente un atout différentiel précieux dans leur course incontournable vers la compétitivité.
Ce gaspillage a pour nom aussi la part déterminante que n’a pas encore une politique commerciale qui consisterait à faire barrage à tous les produits industriels énergivores qui n’ont plus leur place dans les marchés occidentaux, et qui arrivent, du fait d’une réglementation perméable et des prix à la vente plus qu’alléchants, à inonder les marchés et donc aussi à séduire les consommateurs algériens en quête de produits très bon marché.
Ce gaspillage a pour nom aussi des campagnes de sensibilisation à l’économie de l’énergie très timides, qui n’arrivent pas à concrétiser des impacts conséquents du fait du coût prohibitif de la diffusion qui leur est encore imposé par les médias publics, et du fait aussi de l’insuffisance des moyens mobilisés, notamment pour promouvoir, sur le moyen terme, la lampe à basse consommation (LBC). La LBC, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’est découverte par la majorité des Algériens que par le biais de sous-produits asiatiques, «explosifs» et pas du tout économiques, écoulés chez le quincailler du coin. Et au moment où on promeut la lampe à basse consommation, de petites industries de fabrication de la lampe énergétivore, dont le monde ne veut plus, dite à incandescence, s’installent en Algérie.
Ce gaspillage a pour nom aussi des constructions qui ne répondent pas encore à l’exigence d’économie d’énergie au moment de leur conception et au moment où s’opèrent des décisions et des choix de coût et de matériaux. 
VIVE LES ÉNERGIES RENOUVELABLES !«L’Algérie n’est pas un parc à ciel ouvert pour des panneaux photovoltaïques européens !». Voilà qui a le mérite d’être clair et de placer notre pays dans des perspectives plus ambitieuses en matière de partenariat stratégique, en vue d’un grand projet méditerranéen pour le développement des énergies renouvelables (ER).
Les Européens, qui nourrissent des ambitions démesurées de croissance économique dans le domaine des énergies renouvelables et qui croient leur rôle, enfin venu, d’être les fournisseurs de l’énergie de demain, ont tendance à vouloir réduire le rôle des pays tiers-méditerranéens, en matière de développement des ER, à celui de réceptacles passifs de panneaux solaires et de pays où providentiellement le soleil consent un rayonnement à longueur d’année. L’Algérie ne se contente pas de résister à ce confinement dévalorisant et lésant ; elle se montre économiquement offensive et financièrement audacieuse en lançant un programme de développement des ER de très long terme.
Un programme qui, non seulement répond à l’impératif, aujourd’hui universel, de se préparer à l’ère de l’après-pétrole en faisant en sorte que l’argent accumulé de l’énergie d’aujourd’hui finance l’énergie de demain, mais tend également à structurer une activité industrielle autour de laquelle devraient graviter des centaines d’entreprises et qui pourrait absorber, sur le moyen et long terme, des centaines de milliers d’emplois. Cela, bien entendu, sans oublier les plans de charges qu’elle devrait induire pour des activités industrielles qui œuvrent dans le giron du secteur énergétique. Tout ce potentiel que les Européens connaissent bien et voudraient être les seuls à exploiter, Rouiba Eclairage en constitue le premier jalon et l’une des bases industrielles les plus déterminantes pour une industrie des énergies renouvelables, dont les enjeux immédiats et à venir sont respectivement l’intégration industrielle, à un taux très avancé, du photovoltaïque, et l’acquisition d’autres savoir-faire et technologies du renouvelable qui permettraient, à terme, une maîtrise des coûts de cette industrie et une autonomie par rapport à l’étranger. 

samedi 2 avril 2011

Création d'une usine de transformation des déchets avicoles
 Accord de principe entre Cevital et Biophyres
 

 
Le premier groupe privé algérien Cevital et la société française Biophyres sont parvenus, mercredi en marge du Salon international de l'investissement de Béjaïa, à un accord de principe pour la création dans cette wilaya d'une usine de traitement et de transformation des déchets avicoles.  L'accord a été annoncé par le président de la chambre de commerce et d'industrie "Soummam", M. Abdelkader Hocini,  qui a précisé que "les discussions entre les deux entreprises vont se poursuivre après le salon pour dégager la forme et les modalités de mise en œuvre de leur partenariat". Il a en outre souligné que ce projet "se prédestine, notamment, à la création d'une grosse unité pour la fabrication d'acides aminés".
A ce titre, "Cevital apportera son expertise et son expérience dans la branche de l'agroalimentaire ainsi qu'une part des moyens financiers à engager, alors que Biophyres est attendue pour fournir l'équipement et le savoir-faire en la matière", a-t-il encore ajouté. L'opportunité d'un tel investissement est motivée par l'importance du potentiel avicole de la wilaya de Béjaïa, considéré comme l'un des plus importants du pays. La production de viandes blanches a atteint près de 11.000 tonnes en 2010 et les prévisions à l'horizon 2014 tablent sur une possibilité de production supérieure à 15.000 tonnes, selon la direction des services agricoles. Le salon international a, par ailleurs, mis en évidence, une série de possibilités de coopération entre les promoteurs de la région et leur homologue de la région Rhone-Alpine (France), la plus palpable, étant celle inhérente au bâtiment et travaux publics. Ces derniers se sont distingués dans leur offre en matière de systèmes de construction innovants. Les séances "B to B" (en tête à tête), qui ont polarisé la physionomie de ce salon, ont ouvert l'opportunité d'un rapprochement entre les uns et les autres, même si, reconnaît M. Hocini, l'aspect et l'esprit commercial ont dominé. "Beaucoup d'entreprises participantes ont émis le souhait de placer d'abord, en guise de tests, leur produits sur le marché algérien avant de se résoudre à y investir", a-t-il souligné. Par ailleurs et selon un bilan partiel de la chambre de commerce et d'industrie Soummam, quelque 5000 visiteurs ont arpenté ses allées et plus de 200 contacts ont eu lieu entre les opérateurs locaux et leurs homologues étrangers. L'événement, au-delà de la participation, marquée par la présence d'une soixantaine d'entreprises, et de l'animation qui y a régné (conférences, rencontres B to B, échanges, etc.) a valu par les opportunités d'affaires suscitées entre les uns et les autres, dont certaines sont de nature à connaître, "une rapide concrétisation". Le salon, jumelé avec la tenue du second forum de la petite et moyenne entreprise, a donné lieu à des relations denses, entre opérateurs nationaux, qui ont saisi l'occasion, soit pour se faire connaître, soit pour trouver des complémentarités à même d'améliorer le rendement de leur activité. Par ailleurs, ce rendez vous a mis en exergue, le rôle des organismes publics en rapport avec la création d'entreprises, notamment l'Andi, la Cnac, l'Ansej mais aussi d'autres structures peu connues, à l'instar, de la Sofinance, une institution de développement de l'investissement et de placement, crédité d'un fonds d'un milliard de  dinars pour la wilaya de Béjaïa, dont les modalités de concours, notamment sa possibilité de participation au capital des entreprises, ont polarisé les attentions. Par ailleurs, le recteur de l'université de Béjaïa, Djoudi Mérabet, qui a rencontré à l'occasion le gérant de Biophyrès, établi dans la région du Languedoc Roussillon, Michel Flork, en a confirmé l'hypothèse, en évoquant notamment la possibilité d'associer au projet ses doctorants en chimie et biochimie. Le cas s'applique pour la branche des automatismes industriels, notamment la création localement d'un bureau d'engineering, ou celle de la construction où un intérêt s'est manifesté quant à la possibilité de mise en place d'une unité de peinture industrielle et de bâtiment. Un intérêt similaire a concerné également la transformation du bois.

K.B.

Développement des énergies renouvelables : Le partenariat, seule alternative

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Placé sous le haut patronage du président de la République, un séminaire portant le thème « recherche-développement » a été organisé, jeudi dernier, au siège du ministère de l’Energie et des Mines.
Cette manifestation à laquelle a pris part également le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, se veut une réflexion pour la mie en œuvre du programme des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Les ministres de l’Energie, de l’Enseignement supérieur de même que la ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique, ont insisté, à l’ouverture des travaux de la manifestation, sur l’urgence d’un partenariat poussé dans ce domaine précis, communément reconnu comme richesse de l’avenir, voire du présent.
« L’organisation de cette journée traduit la volonté de mobiliser nos capacités de recherche-développement dans une approche coordonnée au service de l’approbation des technologies des filières renouvelables », a indiqué Youcef Yousfi, ministre de l’Energie. Il plaide, pour étayer ses dires, pour la nécessité de mettre en place un véritable partenariat entre les centres de recherche du secteur de l’Enseignement supérieur et ceux du secteur de l’Energie, « ce qui permettra une meilleure circulation de l’information scientifique et technique pour améliorer la qualité de l’expertise dans les énergies renouvelables », a-t-il souligné. M. Yousfi, qui rappelle la loi d’orientation et de programmation de la recherche adoptée par le gouvernement, affirme que ce dernier « a toujours accordé une attention particulière au développement d’une économie de la connaissance axée sur la recherche et l’innovation qui sont des leviers pour tout progrès et tout développement économique et social ». Pour lui, le volet finance ne suffit pas à lui seul pour l’aboutissement du programme « mais aussi de l’organisation et du management de la recherche développement ».
«LA DEMANDE NATIONALE  D’ÉLECTRICITÉ POURRAIT TRIPLER D’ICI À 2030»En termes de perspectives, M. Youcef Yousfi fera savoir que le pays ambitionne de produire 22.000 MW d’électricité à partir des énergies renouvelables d’ici à 2030, dont 12.000 MW pour couvrir la demande nationale en électricité. « Pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés, le développement des relations avec le secteur de l’Enseignement supérieur est un élément clé », a-t-il encore insisté.
Il ajoute que la demande d’électricité au pays pourrait tripler d’ici à 2030 ce qui fait appel à l’orientation vers les énergies renouvelables pour varier les ressources énergétiques. «A l’horizon 2020-2030, notre demande d’électricité va presque tripler. Il est prévu que nous passions d’une consommation de 40 TWH actuellement à un niveau de 80 TWH en 2020 et 150 TWH en 2030 ».Les besoins de l’Algérie en la matière sont actuellement satisfaits presque exclusivement, par les hydrocarbures (le gaz en particulier), ce qui rend « urgent » l’intégration des énergies renouvelables dans la stratégie d’offre énergétique, car «le modèle de consommation actuel peut rendre problématique l’équilibre offre-demande pour le gaz naturel ». Pour sa part, Rachid Harraoubia, ministre de l’Enseignement supérieur, appelle à une «maîtrise des transferts des énergies». Plaidant, lui aussi, pour la conjugaison des efforts dans le domaine, il souligne le programme de recherche dans les énergies alternatives mis en place dans le cadre des programmes prioritaires nationaux de la recherche 2008-2012.
Mme Bendjaballah, ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique constate que la recherche appelle aux choix technologiques qui doivent êtres opérés. Elle soutient pour sa part «une politique nationale de recherche orientée qui s’inscrit dans le principe de durabilité». Par ailleurs, le chef de l’Etat a adressé un message aux participants à cette rencontre, lu par le conseiller à la Présidence, Mohamed Ali Boughazi, dans lequel il souligne l’«importance extrême» du domaine des énergies renouvelables et la nécessité de l’accompagner de mécanismes d’aide à l’emploi et d’un système «efficace» de soutien aux investissements qui «servira de locomotive au développement durable», écrit le chef de l’Etat qui annonce la mise en place prochaine d’un «Commissariat aux énergies renouvelables ».
Objectif : « guider de façon globale et cohérente, les réflexions sur les dispositifs de soutien à ces énergies en concertation permanente avec tous les acteurs».

Les contrats signés entre les différents partenaires : Mise en service du medgaz


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Depuis hier, le gaz naturel est acheminé directement de l’Algérie en Espagne sans passer par le Maroc.
La mise en service commerciale du gazoduc Medgaz qui relie l’Afrique à l’Europe, à partir de Beni-Saf, sur la côte algérienne, à Almeria en Espagne, est lancée en effet depuis ce vendredi, après la signature jeudi dernier des contras entre les différents partenaires algérien et espagnols, pour acheminer quelque 8 milliards M3 de gaz/ an sur une durée de 20 ans.
«Ce projet est un exploit technique et commercial », a estimé le ministre de l’Energie et des Mines, présent lors de la cérémonie de signature de contrats qui s’est déroulée à Djenan el Mitak. Un exploit, explique M. D de Riberolles, PDG de Cepsa, parce que c’est une première en matière technique. «Le gazoduc s’étend à 210 km et est d’une profondeur de presque 2200 mètres. Il y a 35 ans, nous avons imaginé ce projet et nous ne savions pas encore s’il était réalisable. Aujourd’hui, il est en marche avec une profondeur et une longueur records. Aujourd’hui, seule l’Espagne est alimentée via ce projet.
Mais d’ici 2 ans, c’est toute l’Europe qui y sera alimentée et par la même quantité», dit-il en soulignant, au passage, la baisse de 11% depuis 2008, de la demande du gaz espagnole. «La baisse de la demande concerne le gaz réservé à l’énergie électrique. Nous avons testé un programme d’énergies renouvelables mais cela n’a pas abouti. Nous revenons donc à la demande de gaz initiale à partir de cette année», explique-t-il. Dans le même contexte, le PDG de GDF Suez a signalé que ce projet, qui a coûté 902 millions d’euros, est le fruit d’une coopération conçue dans une vision à long terme, avec partage des risques. «Les équipes d’ingéniorat ont réalisé une véritable innovation », pense-t-il. Cela dit, la production et le transport du gaz vers l’Espagne se feront progressivement et n’atteindront 8 milliards M3 que d’ici 2 ou 3 ans, précise la présidente adjointe du commercial à Sonatrach qui rappellera que Sonatrach détient 36% du projet, Cepsa et Iberdrola 20% chacune, Endesa et GDF Suez 12% chacune. Elle rappellera aussi que les contrats signés entre les différents partenaires sont une retranscription des protocoles d’accord conclus en 2005 et 2006, préalablement à la décision finale d’investissement prise pour la construction du gazoduc Medgaz.
A propos de la commercialisation du gaz dans le cadre de ce projet, le PDG de Sonatrach, Noureddine Cherouati, a indiqué que Sonatrach compte consolider sa position d’acteur direct sur le marché espagnol avec la signature d’un accord commercial avec Sonatrach Gaz Comercializadora, sa filiale implantée en Espagne. «Nous allons en quelque sorte vendre le gaz à nous-mêmes.
C’est notre filiale qui sera chargée de commercialiser notre produit sur le marché espagnol. L’Algérie a exporté jusqu’à présent, quelque 1.000 milliards m3 de gaz naturel liquéfié», relève-t-il en évoquant le succès des essais techniques, de sécurité et environnementaux bouclés en novembre 2010 à Aïn Témouchent avant la mise en gaz opérée le 1er mars. Par ailleurs, d’autres contrats ont été signés au cours de la même journée, de recherche et d’exploitation qui totalisent un niveau d’investissement de 220 millions de dollars, entre l’Agence nationale pour la valorisation des ressources hydrocarbures (Alnaft) avec Sonatrach et le groupe espagnol Cepsa. Ces contrats sont conclus après l’ouverture des plis qui s’est déroulée le 17 mars à l’issue de laquelle Alnaft a attribué deux périmètres de recherche et d’exploration d’hydrocarbures dans le bassin de Berkine, Rhourde Farès pour Sonatrach et Rhourde Rouni II pour Cepsa.
«Ce bloc représente un intérêt particulier pour nous. Nous commencerons l’exploitation seuls mais nous envisageons des partenaires pour plus tard», fait savoir le PDG de Sonatrach.

• Accord salarial Sonatrach-syndicat des travailleursLe premier responsable de Sonatrach a fait savoir hier qu’un accord salarial a été signé entre son département et le syndicat des travailleurs, en réponse aux revendications des employés de la base de Hassi R’mel, relatives notamment au régime indemnitaire, dont l’indemnité de travail posté, de nuisance, de zone et la prime de la femme au foyer. «Nous attendons juste que l’accord soit approuvé, mardi prochain, par le conseil d’administration pour lancer le processus», assure-t-il.
• Pas de réunion extraordinaire de l’Opep Le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Youssfi, a estimé jeudi dernier que les prix actuels du pétrole ne posent pas de problème pour le moment. «L’Opep ne convoquera pas une réunion extraordinaire», dira-t-il.



samedi 02 avril 2011 12:48:10

Bouteflika : “Un projet d’une importance

 extrême pour l’Algérie”

Rencontre sur le partenariat dans le domaine des énergies renouvelables


Dans un message lu en son nom par M. Mohamed Ali Boughazi  
La concrétisation du programme national  des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique est ''au cœur de la  stratégie de lutte contre le chômage et la précarité'', a indiqué jeudi à Alger  le Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika.        
Ce programme, qui est d’une "importance extrême" pour l’Algérie, sera  accompagné de "mécanismes d’aide à l’emploi" et d’un "système efficace de soutien  aux investissements", qui servira de "locomotive au développement durable",  a affirmé M. Bouteflika.       
Dans un message lu en son nom par M. Mohamed Ali Boughazi, conseiller  à la Présidence, et adressé aux participants à une journée de réflexion avec  la communauté scientifique sur le programme des énergies renouvelables et de  l'efficacité énergétique, le Président a souligné que  la mise en œuvre de  ce projet ''est ouverte aux opérateurs publics et privés et nécessite la réalisation  d’un réseau de sous-traitance nationale pour la fabrication des équipements  entrant dans la construction des centrales solaires et éoliennes".         
Des emplois nouveaux seront, en outre, créés grâce aux projets de modifications  thermiques, qui seront apportés dans les différents secteurs de l’Industrie,  de l’habitat et des transports, a-t-il souligné.        
Le Président Bouteflika, qui a réaffirmé que la création d’emplois constituait  "la première des priorités", a promis que le concours de l’Etat au bénéfice  des promoteurs locaux publics et privés sera "conditionné" par "l’obligation"  de création d’emplois en Algérie ainsi que de travailler de concert avec les  universités et les centres de recherche.        
Il a, dans ce contexte, appelé la communauté scientifique algérienne  à " se mobiliser pour atteindre les objectifs fixés" et ce, en "activant leurs  recherches, en approfondissant les connaissances, en maîtrisant  les technologies  nécessaires et en développant des applications nouvelles".        
Ce travail doit se faire "en parfaite symbiose avec le monde industriel  et les responsables de la mise en œuvre du programme", a recommandé M. Bouteflika.         
"Notre stratégie vise à développer une véritable industrie du solaire,  associée à un programme de formation et de capitalisation qui, à terme, permettra  à nos cadres d’acquérir un savoir-faire efficient  notamment en matière d’engineering  et de conduite de projets", a-t-il appuyé.        
"C'est un projet concret qui doit être mené par des compétences nationales  avérées et engagées", a-t-il ajouté.
L’Etat, de son côté, apportera l’appui nécessaire à la recherche  en créant des "passerelles" entre les centres de recherche et les industries.        
La mise en place prochainement d’un "commissariat aux énergies renouvelables"  devra, précise M. Bouteflika, guider de façon globale et cohérente, les réflexions  sur les dispositifs de soutien à ces énergies "en concertation permanente avec  tous les acteurs" dans ce domaine.       
 C'est ainsi que le développement des énergies alternatives, un "choix  stratégique" pour le pays, devrait engager l’Algérie dans "un nouveau modèle  de croissance respectueux de l’environnement, créateur de richesse, notamment  au niveau local et qui contribuera efficacement à l’aménagement du territoire",  a-t-il soutenu. A travers l'exploitation des énergies solaire, éolienne et géothermique,  le programme national des énergies renouvelables vise à porter progressivement  la production d’électricité à partir de ces énergies, d’ici vingt ans, à 40%  de la production globale d'électricité.        
Le programme des énergies renouvelables vise à installer une puissance  d'origine renouvelable de près de 22.000 MW d’ici 2030 dont 12.000 MW pour couvrir  la demande nationale  et 10.000 MW destinés à l’exportation "si les conditions y sont favorables",  a tenu à souligner M. Bouteflika.       
 Le Président de la République a rappelé que "l’Etat avait toujours  apporté une aide adaptée aux difficultés spécifiques de chaque région du pays",  des efforts qui ont réussi à "réduire les inégalités sociales et économiques"  entre ces régions.        
Le taux national moyen d'alimentation en électricité est aujourd'hui  de 98% alors que le taux de pénétration de gaz naturel tourne autour de 46%,  s'est-il félicité, ajoutant que ce dernier taux est appelé à augmenter pour  atteindre 53% en 2014.

La mise en œuvre d'un partenariat  dans le domaine des énergies nouvelles et renouvelables a été jeudi au menu  d'une rencontre jeudi dernier à Alger  entre chercheurs et représentants du gouvernement.  
Il s'agit ''de mettre en place un véritable partenariat entre les centres  de recherche du secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique  et ceux du secteur de l'énergie'', a indiqué le ministre de l'Energie et des  Mines, M. Youcef Yousfi, présent à cette rencontre.    
Selon M. Yousfi, ce partenariat permettra ''une meilleure circulation  de l'information scientifique et technique'' pour améliorer la qualité de l'expertise  dans les énergies renouvelables.  
Le ministre a souligné que la réussite de ce programme initié par le  gouvernement ne dépend pas seulement de la disponibilité des financements, mais  aussi de l'organisation et du management de la recherche développement.  "Un des facteurs clés de la réussite de ce programme est de disposer  d'une activité de recherche-développement dynamique en la matière", a noté  le ministre. L'Algérie ambitionne de produire 22.000 MW d'électricité à partir des  énergies renouvelables d'ici à 2030, dont 12.000 MW sont prévus pour couvrir  la demande nationale en électricité. Le coût global de ce projet pourrait avoisiner  les 120 milliards de dollars, selon les chiffres déjà annoncés par le groupe Sonelgaz, chargé de la mise en œuvre de ce projet.    
l Pour développer les énergies renouvelables, les autorités ont consacré  dans le cadre des programmes prioritaires nationaux de la recherche 2008-2012,  un programme de recherche dans les énergies alternatives, a rappelé de son côté  M. Harraoubia, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.   
Ce programme vise à maîtriser les technologies des énergies renouvelables,  leur valorisation et leur stockage, ajoute le ministre.   
  l Les 60 projets identifiés dans ce domaine vont être développés en partenariat  avec des chercheurs algériens, a indiqué de son côté Mme Bendjaballah, ministre  déléguée chargée de la Recherche scientifique.   
l L'Algérie compte 150 professeurs d'université spécialisés en énergies  renouvelables, qui doivent être associés à ce programme, selon M. Belhamel,  directeur général du centre de développement des énergies renouvelables (CDER).
M. Yousfi :  “La demande en électricité va tripler d'ici à 2030”
La demande d'électricité, en nette progression,  pourrait tripler d'ici à 2030 en Algérie qui doit s'orienter davantage vers  les énergies renouvelables pour varier ses ressources énergétiques, a indiqué  jeudi en fin d'après midi le ministre de l'Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi. "A l'horizon 2020-2030, notre demande d'électricité va presque tripler. Il est prévu que nous allons passer d'une consommation de 40 TWH actuellement  à un niveau de 80 TWH en 2020 et 150 TWH en 2030", a déclaré M. Yousfi lors  d'une rencontre sur la mise en oeuvre du programme de développement des énergies  renouvelables. Selon le ministre ces projections incitent l'Algérie à intégrer dès aujourd'hui les énergies renouvelables dans sa stratégie d'offre énergétique  à long terme, tout en accordant un rôle important aux économies d'énergie.