dimanche 26 juin 2022
jeudi 13 avril 2017
La croissance économique de l’Algérie a atteint 4% en 2016
La croissance du PIB algérien a atteint 4% en 2016 contre 3,8% en 2015, avec une évolution soutenue du PIB des hydrocarbures, a indiqué mercredi le Gouverneur de la Banque d’Algérie Mohamed Loukal.
A la fin 2016, l’économie algérienne a réalisé une croissance de 4% avec une croissance hors hydrocarbures de 3,7% (contre 5% en 2015) et une croissance de 5,6% du secteur des hydrocarbures (contre 0,4% en 2015) , a-t-il précisé lors de sa présentation, au Conseil de la Nation, du rapport sur les évolutions financières et monétaires du pays pour 2015 ainsi que les grandes orientations de 2016.
Ainsi, le secteur des hydrocarbures, qui affichait une croissance négative de -0,6% en 2014, a enregistré une forte croissance en 2016 de l'ordre de 5,2 points par rapport à 2015, tandis que les secteurs hors hydrocarbures ont affiché un recul de 1,3 point entre 2015 et 2016.
Selon M. Loukal, les mêmes facteurs de croissance observés en 2015 l'ont été en 2016, avec une croissance tirée essentiellement des secteurs de l’agriculture, de l’industrie, du BTPH et des services marchands.
Avec une moyenne du prix du baril de pétrole à 45 dollars en 2016, contre 53,1 dollars en 2015 et 100,2 dollars en 2014, les exportations des hydrocarbures ont été de 27,66 milliards de dollars (mds usd) à fin 2016 (contre 33,08 mds usd en 2015) avec une hausse de 10,6% des volumes exportés par rapport à 2015.
La fiscalité pétrolière a, de ce fait, reculé à 1.805,4 mds de DA à fin 2016 contre 2.273,5 mds de DA à fin 2015, a-t-il précisé en rappelant que le FRR avait atteint son seuil légal minimum de 740 mds de DA en février 2016, un seuil qui, rappelle-t-on, a été supprimé par la loi de finances de 2017.
Après un très fort recul des dépôts bancaires du secteur des hydrocarbures en 2015 (-41,09%), ces dépôts ont légèrement augmenté en 2016 (+2,57%).
Les exportations hors hydrocarbures ont atteint de leur côté 1,39 milliard usd en 2016 contre 1,49 milliard USD en 2015.
La balance des paiements était donc déficitaire de 26,03 mds usd en 2016 contre un déficit de 27,54 mds usd en 2015 et 5,88 mds usd en 2014, a rappelé le Gouverneur.
En dépit de la baisse des recettes du pays, la dépense publique effective est restée quasi stable en 2016 par rapport à son niveau de 2015, en atteignant 7.303,8 mds DA (contre 7.656,3 mds de DA en 2015).
La situation financière externe de l’Algérie "solide" et "relativement confortable"
Pour ce qui est du taux de change du Dinar, il a connu une légère amélioration en 2016 pour atteindre 116,4 DA/Euro en janvier 2016, et continue dans la même tendance durant le premier trimestre de 2017, a-t-il relevé.
Avec des réserves de change toujours au-dessus de 100 milliards de dollars actuellement, la situation financière externe du pays demeure tout de même solide et relativement confortable, a affirmé M. Loukal.
Les réserves de changes étaient à 114,14 mds usd à fin 2016 contre 144,13 mds usd à fin 2015 et 178,94 mds usd en 2014.
La soutenabilité de la situation financière extérieure du pays est d’autan plus confortée par un très faible niveau d’endettement externe estimé à seulement 3,85 mds USD à fin 2016, soit 2,45% du PIB.
Cependant, la situation financière nette de l’Etat envers le système bancaire a connu un bouleversement entre décembre 2014 et décembre 2016, selon le Gouverneur de la Banque centrale.
L’Etat est, en effet, passé d’un créancier net des banques avec 1.992 mds de DA à un débiteur net avec une dette de 2,73 mds de DA envers les banques.
Cette situation est le résultat, selon M. Loukal, de trois actions simultanées: le recours soutenu au FRR (3.688 mds de DA entre 2014 et 2016), le rachat en 2015 et 2016 des créances bancaires non performantes, dues sur des entreprises publiques, par le Trésor public (767,1 mds de DA) à travers l’émission d’obligations, en la hausse des crédits bancaires au profit de l’Etat après la souscription des banques à l’Emprunt obligataire pour la croissance, avec un montant de 158,9 mds de DA, a détaillé M. Loukal.
Au niveau du marché monétaire, les liquidités bancaires ont reculé à 821 mds DA à fin 2016 contre 1.833 mds de DA à fin 2015 et 2.731 mds de DA à fin 2014, une baisse qui a relativement boosté le marché interbancaire qui était totalement gelé.
Les crédits à l’économie ont de leur côté cru de 15,28% en 2016 contre une croissance de 16,57% en 2015.
L’année 2016 a aussi été marquée par un retour de l’inflation, a avisé le Gouverneur, avec un taux moyen de 6,4% contre 4,8% en 2015.
Sur ce point, le premier responsable de la Banque des banques a fait savoir que l’inflation aurait été plus sévère sans l’intervention de la politique monétaire.
Il a imputé cette inflation croissante à des "situations dominantes dans certains marchés" en écartant le fait qu’elle soit le produit d’une expansion de la masse monétaire où bien d'une hausse des prix à l’importation.
APS
jeudi 6 avril 2017
PRODUCTION DE PIÈCES DE RECHANGE Un potentiel industriel sous-exploité
Plusieurs projets dans ce domaine sont en cours de réalisation, en voie de lancement des travaux ou dans le portefeuille d’entreprises de renom.
Le Salon national de la sous-traitance, qui se tient jusqu’au 6 avril au Palais des expositions de la Safex à Pins-Maritimes, affiche un potentiel industriel dans le domaine non négligeable, au vu des présentations des installations ou des partenariats de la Snvi, de l’ENPEC, ainsi que des usines de véhicules
notamment de Rouiba et de Tiaret. Mais ce potentiel reste sous- exploité.
En effet, on n’est pas encore parvenu à l’identification complète des entreprises capables de s’orienter vers l’amélioration des taux d’intégration des pièces et autres éléments entrant dans le montage de véhicules, camions, engins. On n’a pas encore évalué de façon précise les besoins en matière de sous-traitance et fait jouer suffisamment les synergies au sein des entreprises d’un secteur, entre entreprises de secteurs différents et entre les entreprises publiques et privées. À noter que dans le domaine de la sous-traitance automobile, plusieurs projets industriels sont en voie de lancement des travaux, d’autres en cours de réalisation, d’autres encore en négociation. Si le tissu de la sous-traitance dans le domaine automobile est aujourd’hui embryonnaire, il n’est cependant pas inexistant localement : présence d’usines de batteries pour véhicules particuliers, moteurs pour camions et bus, production de faisceaux électriques, de composants plastiques, de tapis, verre… Plusieurs entreprises disposant d’usines sont prêtes si elles sont encouragées à investir ce créneau.
Mais le développement de ce tissu est contraint par la taille critique des usines de montage de véhicules. Il faudrait qu’il y ait plusieurs usines de montage de véhicules d’une capacité chacune de 100 000 voitures/an pour que les équipementiers des constructeurs automobiles s’intéressent au marché algérien.
Mais aussi par la démarche des pouvoirs publics. Ces derniers devraient convaincre ou obliger les constructeurs tels que Hyundai, Volkswagen, Peugeot (si le projet se concrétise) à inciter leurs équipementiers à s’installer en Algérie en partenariat avec des sociétés algériennes. Si tel était le cas, les productions des unités de montage auraient un taux d’intégration intéressant plus rapidement.
L’initiative de réunir fin avril les équipementiers de constructeurs en Algérie pour qu’ils s’associent avec des entreprises publiques ou privées en vue de réaliser des usines de fabrication de pièces détachées dans le pays participe de cet effort de rentabiliser les usines de montage de véhicules en Algérie via la réalisation d’un taux d’intégration important.
En ce sens, citons plusieurs projets importants en cours de réalisation, en voie de lancement des travaux ou dans le portefeuille d’entreprises dans ce domaine. Il convient de citer l’usine de pneumatiques de l’entreprise privée Iris située à Sétif d’une capacité de 2 millions d’unités/an,en cours de réalisation. Sonatrach a dans son portefeuille de projets, une usine de pneumatiques de 5 millions d’unités/an. Cevital qui dispose d’un complexe verre important à l’Arba compte s’impliquer en fournissant verre et pare-brise. L’entreprise privée Siad a un projet de fabrication de pièces détachées à Oran en voie de lancement.
La SNVI projette de réaliser une nouvelle fonderie à Rouiba pour les besoins de la filière mécanique et en partie pour l’industrie automobile. Sortiront de cette installation en particulier des pièces moulées faisant partie des organes du véhicule, indique un responsable de la SNVI. Le complexe sidérurgique de Bellara est, lui, conçu également pour fabriquer les aciers spéciaux destinés à l’industrie automobile.
Mais en dépit de tout ce potentiel, ce tissu reste insuffisant. Il prendra sans doute plus de consistance en 2018-2020 avec la nécessité pour les usines de montage fonctionnelles en 2016-2017 d’atteindre le taux d’intégration de 15% au terme de la troisième année d’activité. Mais si cet intérêt pour la sous traitance se matérialise par un volontarisme des pouvoirs publics pour accélérer les choses, on peut s’attendre à une amélioration plus rapide du taux d’intégration de ces usines. Une nécessité aujourd’hui. Car il y va de la rentabilité de toutes ces usines de montage de véhicules et de la crédibilité de toute cette industrie naissante.
notamment de Rouiba et de Tiaret. Mais ce potentiel reste sous- exploité.
En effet, on n’est pas encore parvenu à l’identification complète des entreprises capables de s’orienter vers l’amélioration des taux d’intégration des pièces et autres éléments entrant dans le montage de véhicules, camions, engins. On n’a pas encore évalué de façon précise les besoins en matière de sous-traitance et fait jouer suffisamment les synergies au sein des entreprises d’un secteur, entre entreprises de secteurs différents et entre les entreprises publiques et privées. À noter que dans le domaine de la sous-traitance automobile, plusieurs projets industriels sont en voie de lancement des travaux, d’autres en cours de réalisation, d’autres encore en négociation. Si le tissu de la sous-traitance dans le domaine automobile est aujourd’hui embryonnaire, il n’est cependant pas inexistant localement : présence d’usines de batteries pour véhicules particuliers, moteurs pour camions et bus, production de faisceaux électriques, de composants plastiques, de tapis, verre… Plusieurs entreprises disposant d’usines sont prêtes si elles sont encouragées à investir ce créneau.
Mais le développement de ce tissu est contraint par la taille critique des usines de montage de véhicules. Il faudrait qu’il y ait plusieurs usines de montage de véhicules d’une capacité chacune de 100 000 voitures/an pour que les équipementiers des constructeurs automobiles s’intéressent au marché algérien.
Mais aussi par la démarche des pouvoirs publics. Ces derniers devraient convaincre ou obliger les constructeurs tels que Hyundai, Volkswagen, Peugeot (si le projet se concrétise) à inciter leurs équipementiers à s’installer en Algérie en partenariat avec des sociétés algériennes. Si tel était le cas, les productions des unités de montage auraient un taux d’intégration intéressant plus rapidement.
L’initiative de réunir fin avril les équipementiers de constructeurs en Algérie pour qu’ils s’associent avec des entreprises publiques ou privées en vue de réaliser des usines de fabrication de pièces détachées dans le pays participe de cet effort de rentabiliser les usines de montage de véhicules en Algérie via la réalisation d’un taux d’intégration important.
En ce sens, citons plusieurs projets importants en cours de réalisation, en voie de lancement des travaux ou dans le portefeuille d’entreprises dans ce domaine. Il convient de citer l’usine de pneumatiques de l’entreprise privée Iris située à Sétif d’une capacité de 2 millions d’unités/an,en cours de réalisation. Sonatrach a dans son portefeuille de projets, une usine de pneumatiques de 5 millions d’unités/an. Cevital qui dispose d’un complexe verre important à l’Arba compte s’impliquer en fournissant verre et pare-brise. L’entreprise privée Siad a un projet de fabrication de pièces détachées à Oran en voie de lancement.
La SNVI projette de réaliser une nouvelle fonderie à Rouiba pour les besoins de la filière mécanique et en partie pour l’industrie automobile. Sortiront de cette installation en particulier des pièces moulées faisant partie des organes du véhicule, indique un responsable de la SNVI. Le complexe sidérurgique de Bellara est, lui, conçu également pour fabriquer les aciers spéciaux destinés à l’industrie automobile.
Mais en dépit de tout ce potentiel, ce tissu reste insuffisant. Il prendra sans doute plus de consistance en 2018-2020 avec la nécessité pour les usines de montage fonctionnelles en 2016-2017 d’atteindre le taux d’intégration de 15% au terme de la troisième année d’activité. Mais si cet intérêt pour la sous traitance se matérialise par un volontarisme des pouvoirs publics pour accélérer les choses, on peut s’attendre à une amélioration plus rapide du taux d’intégration de ces usines. Une nécessité aujourd’hui. Car il y va de la rentabilité de toutes ces usines de montage de véhicules et de la crédibilité de toute cette industrie naissante.
Liberté
mercredi 5 avril 2017
Conjoncture : sous-traitance et valeur ajoutée
Il est indéniable que la sous-traitance est investie d’un rôle d’intégration industrielle et dans l’économie nationale globalement. Ce segment qui exige des entreprises, essentiellement des PME, qualifiées aux métiers industriels et dotées d’instruments d’intervention adéquats et performants, est appelé à jouer un rôle prépondérant, dans le sillage de la reconfiguration du secteur public marchand. Dans cette optique, la nouvelle vision industrielle, basée sur le principe de production-substitution, vise à asseoir les bases d’une industrie basée sur la valorisation des filières à forte valeur ajoutée, et concourir à l’émergence d’un tissu de sous-traitance bien outillé et apte à accompagner cette démarche. Les données indiquent que seulement 900 entreprises sont versées actuellement dans la sous-traitance, soit 10% des entreprises du tissu industriel, au moment où les besoins exprimés en matière d'équipement industriel et de toute autre composante industrielle et de pièces de rechange sont globalement estimés à 25 milliard de dollars. Le président de la de la Bourse algérienne de sous-traitance et de partenariat avait déclaré dernièrement que sur les 15 dernières années, l’Algérie avait importé pour 240 milliards de dollars de produits manufacturés de l’Union européenne. Un décalage qui traduit cet impératif, pour l’Algérie, de disposer d’une base de sous-traitance capable de prendre le relais et de constituer ce maillon indispensable pour la complémentarité industrielle. La récente loi d’orientation sur la petite et moyenne entreprise a ce mérite d’ouvrir de nouvelles perspectives au développement de la branche de la sous-traitance dans notre pays. Aussi, les mesures introduites, notamment au titre de la loi de finances pour 2017, introduisent une série d’avantages et d’actions de soutien au profit des opérateurs économiques, à l’effet de mettre en place une véritable stratégie de promotion de cette activité primordiale pour le soutien de l’industrie nationale. En plus du fait qu’elle soit dotée d’un encadrement spécifique, la sous-traitance sera désormais cadrée par un centre national qui guidera son développement et sa promotion. Dans cette optique, le président de la Bourse algérienne de sous-traitance et de partenariat avait plaidé, lors de son passage au Forum d’El Moudjahid, la nécessité, pour les grandes entreprises et les sous-traitants, «de dépasser le stade des relations commerciales et de s’engager dans une démarche conventionnée, de façon à bâtir un partenariat durable permettant de développer le tissu industriel national, augmenter le taux d’intégration et améliorer la maîtrise nationale», en matière de technologies, à travers le partenariat étranger et le transfert de la technologie.
EL MOUDJAHID
EL MOUDJAHID
samedi 1 avril 2017
21 produits soumis au régime des licences d'importation

le ministère du commerce a indiqué ce samedi dans un communiqué la liste des 21 produits soumis au régime des licences d'importation.
Le nouveau code sur l'investissement est enfin disponible
Le ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb. New Press
Les textes d'application de la loi 16-09 relative à la promotion de l'investissement ont été publiés au Journal officiel n°16. Il s'agit de six décrets exécutifs qui ont pour objet de réorganiser l'Agence nationale de développement de l'investissement (Andi), de fixer les listes négatives, les seuils d'éligibilité et les modalités d'application des avantages aux différents types d'investissement et des avantages supplémentaires accordés aux investissements créant plus de cent emplois, de fixer les modalités du suivi des investissements et aux sanctions applicables pour non-respect des obligations et engagements souscrits, de fixer les modalités d'enregistrement des investissements et le montant de la redevance pour traitement de dossiers d'investissement.
Concernant l'Andi, le décret exécutif 17-100 du 5 mars 2017 revoit les attributions, l'organisation et le fonctionnement de cette institution publique qui avaient été fixés par un décret datant de 2006. Ainsi, l'agence est chargée, dans le cadre de la nouvelle réglementation, de l'enregistrement des investissements, du suivi de l'avancement des projets, de l'élaboration des statistiques de réalisation et de leur analyse, de l'assistance et l'accompagnement des investisseurs à tous les stades du projet, y compris post-réalisation, de la collecte, du traitement et de la diffusion de l'information liée à l'entreprise et à l'investissement. L'Andi est aussi chargée de la gestion des avantages, de la facilitation, en collaboration avec les administrations concernées, des démarches des investisseurs et de la simplification des procédures et contribue, à cet égard, à l'amélioration du climat de l'investissement dans tous ses aspects. Le nombre des membres du conseil d'administration, qui doit désormais se réunir deux fois par an, au lieu de quatre, a été réduit de 18 à 9 membres qui sont les représentants de l'autorité de tutelle, ceux des ministres chargés des collectivités locales, des affaires étrangères, des finances, de l'industrie, du tourisme et de l'agriculture, ainsi que d'un représentant de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (Caci).
L'accueil de l'investisseur non résident et la réception de son dossier d'enregistrement fait partie des missions principales du directeur du Guichet unique décentralisé de l'Andi. Installé au niveau de chaque chef-lieu de wilaya, le Guichet unique décentralisé comporte, dans le cadre de la nouvelle organisation, quatre centres dédiés à la gestion des avantages, à l'accomplissement des formalités, au soutien à la création des entreprises et à la promotion territoriale. Le Centre de gestion des avantages avalise, dans un délai n'excédant pas 48 heures, la liste des biens et services éligibles aux avantages, assure le traitement des demandes de modification de ses listes, autorise les cessions et transferts d'investissement, établit les franchises de TVA portant sur les acquisitions de biens et de services portés sur la liste des biens et services bénéficiant des avantages fiscaux. Il traite aussi, en liaison avec l'administration des douanes, des demandes de levée d'incessibilité des biens acquis sous conditions privilégiées et met en demeure les investisseurs n'ayant pas satisfait à l'obligation d'établissement du procès-verbal de constat d'entrée en exploitation.
Le Centre d'accomplissement des formalités est chargé de fournir les prestations liées aux formalités constitutives des entreprises et à la réalisation des projets. Quant au Centre de soutien à la création des entreprises, il est chargé d'aider et de soutenir la création et le développement des entreprises en assurant la mise à disposition de toutes les informations sur tous les aspects du projet envisagé en organisant des cycles de formation au profit des porteurs de projets avec un accompagnement de l'idée jusqu'à la réalisation.
Le Centre de promotion territoriale est chargé, en étroite collaboration avec les collectivités locales, de contribuer à la mise en place et à la réalisation d'une stratégie de diversification et d'enrichissement des activités de la wilaya d'implantation à partir de la mobilisation de ses ressources et de ses énergies. Il met en place dans ce sens une banque de données qui permet aux investisseurs de connaître les différentes opportunités et potentialités qui se trouvent dans chacun des secteurs de l'économie locale.
Le deuxième décret exécutif n°17-101 du 5 mars 2017 fixe les listes négatives, les seuils d'éligibilité et les modalités d'application des avantages aux différents types d'investissement. La première liste négative comprend des activités économiques exclues des avantages prévus par la loi 16-09 relative à la promotion de l'investissement. Elle comprend le commerce de détail et de gros, 152 types de services et 12 activités productives, dont celles du rond à béton, les meuneries, la production de l'eau minérale, manufacture de tabac, la fabrication du ciment gris, les briqueteries, la promotion immobilière et l'industrie de l’amiante. La liste comprend aussi toutes les formes d'importation, toutes les activités de montage et d'assemblage qui ne satisfont pas au taux d'intégration fixé par la réglementation en vigueur, toutes les formes d'activités artisanales exercées sous la forme ambulante, foraine ou à domicile, ainsi que l'artisanat traditionnel et l'artisanat d'art.
La deuxième liste négative concerne les biens exclus des avantages prévus par la loi sur l'investissement et comprend le matériel de transport routier de marchandises et de personnes pour propre compte, les équipements de bureaux et de communication non directement utilisés dans la production, l'emballage récupérable, les agencements et installations, les équipements sociaux, les biens rénovés destinés aux activités de la première liste ainsi que les stocks encours.
Le troisième décret exécutif n°17-102 du 5 mars 2017 fixe les modalités d'enregistrement des investissements ainsi que la forme et les effets de l'attestation qui s'y rapportent. Selon les termes de ce texte, l'enregistrement des investissements dont le montant est égal ou supérieur à 5 milliards de dinars ainsi que ceux présentant un intérêt particulier pour l'économie nationale s'effectue après décision du Conseil national de l'investissement (CNI). L'enregistrement de l'investissement en vue de l'obtention des avantages de réalisation prévus par la loi sur l'investissement et/ou des prestations fournies par les structures décentralisées de l'Andi est opéré préalablement à tout début de réalisation.
L'enregistrement confère à l'investissement par la force de la loi et sans autres formalités le bénéfice des avantages de réalisation définis par la loi sur l'investissement. Toutefois, les avantages consentis au profit des investissements dont le montant est égal ou supérieur à 5 milliards de dinars ainsi que les avantages exceptionnels susceptibles d'être accordés aux investissements présentant un intérêt particulier pour l'économie nationale font l'objet d'un accord préalable du CNI.
Le quatrième décret n°17-103 du 5 mars 2017 fixe le montant et les modalités de perception de la redevance pour traitement de dossiers d'investissement.
Le cinquième décret exécutif n°17-104 du 5 mars 2017 porte sur le suivi des investissements et les sanctions applicables pour non-respect des obligations et engagements souscrits. Selon ce texte, les investissements qui bénéficient des avantages font l'objet durant leur période d'exonération d'un suivi par l'Andi, les administrations fiscale et douanière, l'administration domaniale et la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés. L'investisseur est tenu par ailleurs de fournir à l'Andi toutes les informations requises pour l'accomplissement de la mission du suivi. Il doit à cet effet transmettre annuellement un état d'avancement de son projet d'investissement dûment renseigné et visé par les services fiscaux sur un document fourni par l'agence. En cas de non-respect de dépôt de l'état annuel d'avancement des projets, les structures habilitées de l'Andi sont tenues d'aviser l'investisseur de la suspension de ses droits et avantages. La déchéance des droits à avantages entraîne le remboursement de la totalité des avantages consommés en plus des pénalités prévues par la législation et la réglementation en vigueur.
Le sixième décret n°17-105 du 5 mars 2017 fixe les modalités d'application des avantages supplémentaires d'exploitation accordés aux investissements créant plus de cent emplois.
Pour rappel, la loi sur l'investissement avait été adoptée en juillet 2016 par le Parlement et publiée au Journal officiel n°46 de la même année.
ALGERIEPATRIOTIQUE
mardi 8 novembre 2016
Forum Africain d’investissement et d’affaires, M. Lamamra : « Se projeter dans l’avenir » «Nous attendons, à l'occasion du Forum africain d'investissement et d'affaires, qui se tiendra du 3 au 5 décembre à Alger, plus de 1.600 chefs d'entreprises.»
«Nous attendons, à l'occasion du Forum africain d'investissement et d'affaires, qui se tiendra du 3 au 5 décembre à Alger, plus de 1.600 chefs d'entreprises.» C’est ce qu’a annoncé, hier, le ministre d'État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Ramtane Lamamra. S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée à Alger, en présence de M. Ali Haddad, président du FCE, il a tenu à souligner que «ce forum d’affaires, premier en son genre, est venu à point nommé puisqu’il a fait l’objet de préparation».
Il dira, dans ce sens, que «l’économie nationale est dans un effort de diversification et d’adaptation de son modèle de croissance, compte tenu de l'ensemble des circonstances, des contraintes et des priorités». «Pour précisément ancrer cette diversification de l’économie algérienne dans de nouvelles perspectives basées évidement sur tous les acquis en matière d’infrastructures et de débouchés de nos produits, ainsi qu’en matière de valorisation de tout ce qui a été réalisé ou en cours de réalisation, on va prendre, comme le font d’ailleurs les autres pays qui ne sont pas africains, cet énorme réservoir de productivité et de richesses.» Appuyant ses dires, Ramtane Lamamra a relevé que «toutes les puissances trouvent des opportunités d’affaires et d’investissements en Afrique». «L’Afrique, incontestablement, a des atouts qui s’offrent à celui qui a le courage et la détermination d’investir davantage. Plusieurs pays africains réalisent une croissance économique à deux chiffres», ajoute-t-il.
«Le fait que notre pays est le plus grand pays africain, dans le monde arabe et le bassin méditerranéen, donc, il est tout à fait normal que les ambitions soient proportionnelles à ces réalités», affirme-t-il. Et de poursuivre : «L’Algérie a des moyens considérables pour se projeter dans l’avenir avec beaucoup d’assurance et de confiance.»
Selon lui, «si on devait reporter à demain ce que nous devons faire aujourd’hui, nous risquons d’aller dans l’économie continentale avec moins d’atouts qu’aujourd’hui, peut-être dans des conditions moins favorables». Il a indiqué que «ce n’est pas parce que nous avons des entreprises étrangères en Algérie que nous leur interdisons d’aller vers l’internationale».
De son côté, le président du FCE, M. Ali Haddad, a indiqué que «le Forum africain d’investissement et d’affaires devra assurer une place pour l’Afrique aux côtés des grandes zones économiques dans le monde, tout en insistant sur le fait que ce rendez-vous d’Alger doit être l’occasion pour la naissance d’une vision économique africaine qui repose sur l’agriculture, l’énergie, le numérique, le capital humain et l’infrastructure.
Aussi, Ali Haddad a estimé que ce forum créera une nouvelle dynamique, nourrira une vision et comportera des propositions clairvoyantes pour marquer l’engagement de l’Algérie pour construire l’économie africaine. Et de poursuivre : «Le rendrez-vous d'Alger doit nourrir une vision et des ambitions comme prélude du retour de l'Algérie sur la scène internationale.» Il y a lieu de noter l’organisation d’une grande manifestation économique continentale au Centre international de conférences d’Alger.
Makhlouf Aït Ziane
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